25 septembre 2007
Gardons André Gorz et Dorine vivants !
Les livres et les articles d’André Gorz ont marqué nombre d’écologistes. Parfois, ils ont suscité leur engagement. Ils ont en tout cas nourri fortement la réflexion des Verts, en plaçant au cœur de son travail la question de l’autonomie de l’individu qu’André Gorz considérait comme la condition indispensable de la transformation de la société.
C’est un des penseurs les plus clairs de l’outil de transformation sociale qu’est l’écologie politique. Même s’il est évidemment difficile de synthétiser sa pensée, il a expliqué avec beaucoup de netteté qu’il est impossible de délier la crise écologique et la crise du capitalisme liée à la suraccumulation.
Aucun Vert n’oubliera André Gorz, sa pensée, actuelle, vivante et revigorante.
Nous pouvons tous être tristes car André va nous manquer, il écrivait avec une vivacité toujours intacte sur notre époque.
Puisse-t-ils, tous les deux, en ayant si peu voulu nous donner de leçon, nous permettre de suivre une route faite d’honnêteté, d’engagement et de douceur.
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06 septembre 2007
Les agrocarburants ne sont pas la solution.

Le 1er septembre 2007, Fabrice Nicolino
12:31 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agrocarburants, biocarburants
03 septembre 2007
Libé de demain : Velo
« Après Vélov et Vélib, un service public de vélo dans toutes les villes? » La mise à disposition à grande échelle de vélos en libre-service, à Paris aujourd’hui, à Lyon hier et dans d’autres villes demain est une bonne chose. Et une bonne chose qui marche. Vélib’ a dépassé les deux millions et demi d’utilisateurs après un mois et demi d’existence.
Le fait que ces décisions aient été prises par des municipalités d’horizons divers et que des grands groupes en aient fait un « produit d’appel » constitue une forme d’hommage à tous ceux qui, comme nous écologistes, se sont souvent battus pour le vélo en ville en ayant longtemps l’impression de prêcher dans le désert ! Cela change des sarcasmes sur le thème « écolo-vélo-rigolo»… Le vélo sort de son ghetto, intéresse les grands médias, devient un outil banalisé de déplacement quotidien ou touristique, voire un objet de débat sur la vision de la ville au cœur des prochaines campagnes électorales : qui s’en plaindra ?
L’enthousiasme des derniers convertis, notamment chez les élus, ne doit pas faire oublier quelques réalités qu’il est bon de rappeler et sur lesquelles il est urgent de s’interroger. Surtout, si l’on veut, comme nous le souhaitons, que se développent dans toutes les villes de France des services publics de location de vélo. Surtout si l’on veut que cela ne reste pas le privilège des grandes villes et plus particulièrement des centres-villes.
Pour avoir l’expérience de politiques de déplacements dans différentes villes françaises et pour avoir beaucoup étudié les différents systèmes existants dans le reste de l’Europe, nous savons que les services de locations de vélos doivent être diversifiés et intégrés à une palette cohérente de services de transports. La question du développement des transports en commun et des circulations douces se pose de façon de plus en plus criante pour rendre nos villes respirables et lutter contre l’effet de serre. Il faut et on peut réduire considérablement la place de la voiture en ville : aujourd’hui encore, environ la moitié des déplacements urbains en voiture font moins de trois kilomètres, avec une personne par véhicule !
La création d’un service de location de vélos ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt dans des villes qui continueraient d’être colonisées par l’automobile. Pour contribuer réellement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il doit s’intègrer dans une politique volontariste de complémentarité entre les différents modes de transports (notamment sur les trajets domicile-travail). Même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, nous sommes encore loin de bénéficier de nombreuses « gares d’échange » qui permettraient en de multiples points des territoires de laisser stationner en sécurité son propre vélo à une gare SNCF, puis de voyager en TER ou RER et de prendre ensuite le transport public urbain, et enfin de pouvoir louer un vélo urbain pour une courte durée… le tout avec un titre de transport unique et bon marché !
Une telle ambition, aujourd’hui réaliste, implique d’en affecter la responsabilité (et donc les budgets) aux autorités organisatrices des transports (grandes villes, agglomérations intercommunales et régions). Ces systèmes ne suffisent pas en eux-mêmes : ils doivent être des accélérateurs de politiques vélos et transports cohérentes. Le succès de Vélib’ vient de son intégration dans une politique qui a déjà permis de réduire de 20% la circulation automobile en 6 ans : en offrant un nouveau service de mobilité, il permet aux automobilistes qui laisseront plus souvent leur voiture au garage de constater que plus de mobilité ne se traduit pas forcément par plus de voiture.
La deuxième interrogation porte sur le modèle économique proposé pour la mise en œuvre de ce nouveau service de location de vélo 24/24. Paris et Lyon ont fait le choix du deal « pub contre vélo ». Les promoteurs de ce système, à commencer par JC Decaux, ont réussi ce tour de force de faire croire à beaucoup de gens (y compris des élus) que ce système ne coûtait rien à la collectivité ! Les actionnaires de tels groupes privés auraient de quoi s’en inquiéter ! En fait si les villes bénéficient d’un nouveau service, elles abandonnent en contrepartie une recette potentielle très importante : la redevance qu’elles toucheraient normalement avec les panneaux publicitaires.
Notre propos n’est pas d’être bêtement anti-pub. Mais, après des années de combats (de plus en plus victorieux) sur la maîtrise de la pub en ville, si le vélo devait servir à justifier une nouvelle inflation de panneaux en ville, ce serait pour le moins écologiquement discutable !
Notre souhait est donc de séparer les deux activités, qui n’ont d’ailleurs pas de lien intrinsèque : gérer des panneaux de pub est un métier, gérer de la location de vélo en est un autre. Est-il équitable que des opérateurs professionnels du vélo soient, de fait, systématiquement écartés des marchés de vélo au motif qu’ils ne proposent pas de créer et de gérer de l’affichage publicitaire, existant ou créé pour la circonstance ? Il existe en France des milliers de marchands de vélos, autant d’entreprises ou associations qui réparent ou louent des bicyclettes. Il existe des structures coopératives comme Movimento à Toulouse, qui gère des milliers de vélos en location. Il existe aussi des opérateurs de transports qui ont des offres de services innovants, comme Transdev ou Effia, qui a récemment remporté un marché portant uniquement sur le vélo à Orléans.
Séparer les choses dans l’attribution des marchés permet d’avoir une plus grande transparence sur la comparaison des coûts, ce qui n’est pas la moindre des choses quand on parle de services publics, confiés au privé pour de longues durées. Mais cela permet surtout de préserver la diversité des acteurs et d’éviter que ne se constitue un quasi-monopole sur les locations de vélo en libre-service. Cette séparation éviterait de surcroît des guéguerres politiciennes comme cela commence à arriver : ainsi, l’absurdité du cas de Rouen où la ville-centre, de droite, a décidé de faire cavalier seul en lançant un appel d’offre « vélo contre publicité » une semaine après que la communauté d'agglomération, de gauche, ait délibéré en faveur d'un appel d'offres vélo global.
Enfin, le fait que les systèmes de location de vélo soient séparés de la pub permet d’envisager plus sereinement une meilleure implantation du système sur les territoires : sans quoi, la mise à disposition des vélos sera toujours liée à l'installation de panneaux publicitaires, rentables uniquement dans les hauts lieux de passage et de… pouvoir d’achat : autrement dit, les centres-villes ! Les quartiers ou communes plus périphériques s’en trouveraient de facto exclus.
Les collectivités locales ont une vraie responsabilité dans les choix qu’elles feront pour développer ces systèmes - car il faut les développer. Services limités aux centre-villes ou extension du service public de transports à de nouveaux usages individuels et non polluants ?
Appui aux velléités de monopole de quelques multinationales ou soutien au pluralisme des opérateurs et à l'économie solidaire?
Bel exemple de confrontation de projet pour la gauche et les écologistes, à quelques mois des élections municipales !
Denis Baupin, Maire-Adjoint de Paris chargé des Transports, de la Circulation, du Stationnement et de la Voirie
François de Rugy, Député de Loire-Atlantique et adjoint au maire de Nantes chargé des transports
Jean-Philippe Magnen, Conseiller Communautaire de Nantes Métropole en charge de l’économie sociale et solidaire et Vice-président du réseau des territoires pour une économie solidaire
Eric Quiquet, vice-président de Lille Métropole chargé des transports
Claude Taleb, Vice président de la Région Haute Normandie chargé de l'économie sociale et solidaire
19:00 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Velib, velov, libération
02 août 2007
Non à la remise en cause du droit de grève!

S’attaquer au droit de grève dans les transports, sous couvert de garantir à l’usager un « service minimum », est hypocrite et populiste.
La qualité des services publics de transport et des difficultés des usagers est évidemment une priorité. Mais que d’hypocrisie, de la part de ce gouvernement, à se poser en défenseur des usagers, alors même que toute la politique poursuivie depuis des années est une politique de régression du service public, dans les transports comme ailleurs : suppression des subventions de l’Etat aux transports collectifs de province, réduction massive des crédits dévolus aux transports en commun dans le contrat de projet Etat-régions, entretien et maintenance insuffisants des infrastructures ferroviaires, menaces sur certaines grandes lignes de transport de voyageurs (supression des corails sur les lignes TGV du grand est), fermeture des petites gares, privatisations.
Les Verts ne veulent pas de « service minimum », ils veulent des services publics de qualité, répondant aux besoins des usagers. Ce n’est pas en opposant usagers et salariés du secteur qu’on y parviendra, mais en y consacrant les moyens nécessaires et par la démocratisation des décisions dans les services publics renforçant la place des usagers et des salariés, à tous les niveaux où les politiques s’élaborent, depuis la définition de la politique des entreprises publiques jusqu’aux modalités et au suivi de sa mise en œuvre. C’est de cela qu’il faut débattre, plutôt que de désigner un bouc émissaire face aux difficultés des usagers.
Il est en revanche nécessaire d’améliorer, dans le cadre légal actuel, le dialogue social dans les entreprises, le préavis de cinq jours étant rarement mis à profit pour engager de véritables négociations, en donnant à chaque partie la possibilité de susciter des négociations, ainsi que les moyens de la préparer et d’en faire connaître les avancées et les blocages. Cela suppose également que seuls les accords signés par une ou des organisations syndicales représentant la majorité des salariés concernés par l’accord puissent être validés. Oui aussi à la bonne information des usagers en cas de dysfonctionnement, dont il faut rappeler qu’ils ont pour cause principale des problèmes techniques, l’insuffisance des moyens humains et matériels.
Le projet du gouvernement n’a pas pour objectif le dialogue social ni l’amélioration du service public. Il s’agit en fait pour lui d’avoir les mains libres en diminuant la capacité de résistance des salariés, face aux réformes à venir. Déjà, le premier ministre annonce que le prochain tour sera pour les enseignants.
10:38 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 juillet 2007
TRANS' MUTANCE et actions non violentes cet été à BURE
Les 20 et 21 août :
Inscrivez-vous à une formation aux actions non-violentes en compagnie de Xavier Renou (administrateur du Réseau). Cette formation aura lieu à la maison de la résistance de Bure Zone Libre ; l'hébergement est possible en dortoir ou sous tente. S'inscrire au 03 29 45 41 77 ou sur burezonelibre@free.fr
Chantiers, actions, informations : la maison de BZL vous attend tout au long de l'été.

Le dimanche 26 août : Les collectifs Bure Stop organisent la « TRANS MUTANCE », marche d'une journée vers Bure qui sera suivie d'une soirée festive. (renseignements au 03 25 04 91 41 ou permanent@burestop.org)
Contacts :
- Bure Zone Libre
2 rue de l'église - 55 290 BURE / http://burezonelibre.free.fr
- Bure Stop
Chemin de Guédonval - 55000 BAR LE DUC / http://www.burestop.org
18:40 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stop bure, nucléaire, enfouissement
08 juin 2007
Une soirée électorale sans les Verts
Sans nouvelles de France 3 pour la soirée électorale, je me suis permis de passer un coup de fil au rédacteur en chef de France 3 Champagne Ardenne qui m’a explique que le plateau est réservé aux candidats présents au second tour (surement comme celui du 17 juin !). Les candidats du premier tour ne pourront pas s’exprimer lors de la soirée électorale du premier tour. Ils ne pourront pas faire part de leurs consignes de vote pour le second tour. Les Verts ont déjà été, volontairement, oubliés des reportages sur les circonscriptions.
On va finir par souhaiter la privatisation du service public de la télévision, même le groupe Hersant est plus ouvert à la diversité…
20:00 Publié dans 3ème circonscription, Ecologie politique, La vie rémoise | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : France 3, soirée électorale, stephane joly
29 mai 2007
T’as voulu voir Grenelle

Et, attention, on se fixera des objectifs précis, chiffrés, sur cinq ans, ça sera du concret, du solide, pas du bla-bla. D’ailleurs, c’est l’aimable Juppé, avec sa tête de converti à l’écologie, qui va s’occuper de tout, lui et son Grand ministère du Développement durable. Affriolant, non ? Alors les neuf présidents d’associations écolos (de Greenpeace à WWF en passant par les Amis de la Terre) sont sortis de l’Elysée ravis.
« Une rencontre historique », a dit l’ami des oiseaux Bougrain Dubourg. « On met enfin de côté nos petits préjugés », dit Nicolas Hulot. Quels préjugés ? En février dernier, l’Alliance pour la planète, qui rassemble 71 associations de défense de l’environnement (dont celles qu’a reçues Sarkozy lundi), avait examiné à la loupe et noté les programmes des candidats : avec 8,5 sur 20, Sarko avait écopé d’une des pires notes écolos.
Il faut dire que l’homme « qui va faire ce qu’il dit » l’avait très nettement dit : il voulait bien tout mettre sur la table, sauf…
Sauf le nucléaire : pas question d’un moratoire sur l’EPR.
Sauf les OGM : pas question d’arrêter les essais en plein champ.
Sauf les autoroutes : pas question de cesser d’en mettre partout.
Et puis pas question non plus de déranger les tenants de l’agro-industrie qui ont fait de la France un champion mondial des pesticides, et de ses rivières parmi les plus polluées d’Europe.
Pas question, même si toutes les villes de plus de 100 000 habitants sont désormais abonnées aux pics d’ozone et de gaz carbonique (24 jours par an en moyenne) et qu’une étude de l’Inserm vient de prouver que les gaz d’échappement rendent vraiment les enfants malades (asthme et eczéma), pas question de s’attaquer à la bagnole.
Pas question non plus d’énerver nos amis chasseurs. Ni l’ami Bouygues, qui continue de couvrir la France d’antennes relais. Ni l’ami Proglio, qui trouve que 158 incinérateurs (record mondial) ne suffisent pas vraiment. Etc. Bref, si quelqu’un a de « petits préjugés » sur l’écologie, c’est bien Sarkozy !
Et justement : aujourd’hui, les Verts sont dans les choux, et l’écologie politique à la ramasse. Avant les législatives, il essaie donc de rafler la mise en montrant que, plus Vert que lui, y a pas, même à gauche. De là à croire qu’à peine élu il a de nouveau « changé »…Ah, un détail : le « Grenelle de l’environnement », qui devait avoir lieu en septembre, est repoussé à la première quinzaine d’octobre. Cas de force majeure : Nicolas Hulot doit finir un tournage pour TF1.Jean-Luc Porquet
Le Canard enchaîné du 23 mai 2007
07:15 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grenelle, canard enchaîné, les verts
23 mai 2007
Grenelle de l’Environnement : attendons de voir !

Nous ne pouvons apprécier cette rapidité d’intention et les objectifs élevés annoncés, mais espèrent que ce nouveau gouvernement dépassera l’effet d’annonce et le calcul électoral manifeste. M. Juppé, comme premier ministre ou comme maire de Bordeaux n’a pas le meilleur bilan dans le domaine de la protection de l'environnement, loin s’en faut. Les Verts craignent de constater que la parole devant les associations sera contredite sur le terrain par les décisions prises : contournement autoroutier de Bordeaux, aéroport de Notre Dame des Landes, aide au maïs irrigué dans le Marais Poitevin, incinérateur à Fos (13) etc… Nous le savons, les lobbies " polluants " et pétroliers parviennent souvent à atténuer voire annuler ce qui pourrait atteindre leurs intérêts. M. Juppé saura-t-il leur résister ?
En attendant, Nous faisons confiance aux associations invitées pour ne pas cautionner une politique " gadget " mais bien réorienter les politiques publiques. Ils notent que ces associations, toutes reconnues (1), sont des interlocuteurs compétents pour aider le gouvernement à infléchir la politique de l’Etat dans le bon sens. Ces associations, avec lesquelles les Verts travaillent depuis longtemps, avaient pour la plupart plébiscité les propositions de Dominique Voynet lors de la dernière campagne présidentielle. Ces propositions sont reprises par les candidats Verts aux élections législatives.
Les Verts attendent donc les premières mesures pour juger de la sincérité de la démarche, et restent vigilants sur les contradictions éventuelles entre discours et actes.
(1) A noter toutefois l’absence du Réseau Sortir du Nucléaire. Déjà révélateur d’un parti pris dans le domaine des énergies ?
13:00 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle, biodiversite, stephane joly
04 mai 2007
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

Suite du débat Sarkozy-Royal
Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :
Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).
Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs (N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires. Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération)
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.
Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).
Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.
C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)
De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.
En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 772 associations
09:56 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, sarkozy, nucléaire, epr
18 avril 2007
J’ai failli jeter ma télé par la fenêtre
Le présentateur a commencé à parler de la campagne par ces mots : « les principaux candidats étaient ce soir en meeting » et d’enchainer par les dates et lieux du candidat de l’extrême droite puis de la droite extrême ensuite du centre droit pour finir par la candidate du PS. Les huit autres ne sont pas principaux pour le journaliste de France 3…sans commentaire.
France 3 participe à sa façon à la bipolarisation de la politique française. Pour faire mentir France Télévision, dimanche, votons Dominique Voynet.
Promis, ce soir après ma distribution dans le quartier Jardelle, je me regarde un ou deux épisodes de la dernière saison des Sopranos (c’est mieux que le Soir 3).
18:50 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Francis veut mourir, Stéphane Joly





