18 juillet 2007

Un Vert à l'Assemblée : les débuts de François de Rugy comme député

33b976e27dc45af2329362d2798ad911.jpg« On devient député progressivement ! » François de Rugy (33 ans), adjoint au maire de Nantes, a été élu député de Loire-Atlantique le 17 juin. Et dans le quartette des parlementaires Verts, il est le seul novice. Son aventure nationale a commencé le dimanche soir, lorsque le préfet lui a fait parvenir un pli pour le féliciter et lui dire qu’il était attendu au Palais-Bourbon le mardi suivant.

Deux jours plus tard, c’est sans excitation particulière que François de Rugy a franchi les portes du Palais-Bourbon pour aller remplir les formalités administratives. Et pour cause, l’Assemblée n’est pas une découverte pour ce proche de Dominique Voynet. « J’ai été assistant du groupe parlementaire Radical Citoyen et Vert en 1997 », explique-t-il. Sa jeunesse et l’absence de cravate lui valent un passage sous le portique de sécurité comme un visiteur classique. « En riant j’ai demandé à l’huissier s’il craignait les députés-terroristes, s’amuse-t-il. Aussi quand je me suis présenté à l’accueil des députés, est-il venu me présenter ses excuses. »

Le mardi suivant, les choses sérieuses débutent : figurant parmi les plus jeunes députés de la treizième législature, François de Rugy fait partie des six « secrétaires d’âge » du doyen. C’est donc sous les roulements de tambours de la Garde républicaine qu’il fait son entrée dans l’hémicycle derrière le doyen de l’Assemblée, qui préside la séance inaugurale. Pas de quoi impressionner le jeune élu : «  De voir tous ces députés que je ne connaissais pas du tout, cela décomplexe, explique-t-il. Il n’y a plus beaucoup de ténors à l’Assemblée ! »

Sa première journée a commencé sur les chapeaux de roue : de bon matin, François de Rugy se coltine une négociation serrée pour la constitution d’un groupe commun avec le Parti communiste. « Le groupe de la Gauche démocrate et républicaine a été déposé un quart d’heure avant la fermeture des inscriptions », souligne ce trentenaire, qui a par ailleurs choisi de rejoindre la Commission des finances. « Il n’y avait pas de Vert dans cette commission, et mes camarades souhaitaient rester dans celles où ils se trouvaient au cours du mandat précédent. J’ai trouvé qu’il était important qu’il y ait un Vert dans ce lieu stratégique. »

Mais le jeudi matin, c’est de justesse que le nouveau député se présente à la première réunion de sa commission. « Comme je n’avais pas de bureau à l’Assemblée, mon courrier partait à ma permanence en Loire-Atlantique avant de m’être communiqué », s’amuse le jeune homme. Mais François de Rugy n’est pas homme à s’émouvoir de si peu : dès la première discussion concernant le projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat, il dépose un amendement sur la déduction d’emprunts immobiliers souscrits pour le financement d’une résidence principale, et le défend devant ses pairs. « J’avais peur de me faire chahuter parce que j’étais un bleu, mais cela n’a pas été le cas, note-t-il. Seule anicroche : le rapporteur a conclu mon propos en soupirant : Nous n’allons pas verdir ce projet de loi ! ».

Contrairement à certains de ses collègues élus pour la première fois à l’Assemblée nationale, François de Rugy n’a pas dû mener une guerre pour obtenir son bureau. Comme une bonne fée penchée sur son berceau de néophyte, Yves Cochet a veillé à ce que son jeune confrère puisse se mettre au travail rapidement et dans de bonnes conditions. « Il m’a prêté son bureau, le temps que j’investisse celui qu’il avait repéré pour moi, et que j’ai réussi à intégrer le jeudi suivant. Cela a été un luxe, car il est vrai que l’installation de cette mandature est légèrement chaotique », explique-t-il. Désormais bien installé dans un bureau flambant neuf, le député a commencé à répondre à son courrier de… député : « Vous n’imaginez pas le nombre de lettres que je reçois, je n’avais pas imaginé cela. Mais c’est aussi ainsi que l’on se sent devenir député ! »

Valérie Peiffer - © Le Point.fr

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17 juillet 2007

Lutter contre la haine homophobe en Europe : une urgence

3586a2d79c5ed85e6230a8d66b87a881.jpgLe 7 juillet, la Gay Pride de Budapest a été attaquée par des nationalistes, des skins essentiellement, mais aussi des citoyen-nes venu-es proférer invectives et injures, arborant saluts nazis et drapeaux nationalistes, projetant des crachats, des œufs, des pierres, des bouteilles et des fumigènes sur les marcheurs. Pierre Serne , coresponsable de la commission LGBT (lesbienne gay bi trans) des Verts, était notamment présent. La police a été rapidement dépassée et plusieurs participants à la Gay Pride ont été blessés.

La Gay Pride de Zagreb a été, elle aussi, l’objet d’attaques de l’extrême droite. On se souvient qu’à Varsovie les jumeaux d’extrême droite au pouvoir ont dû céder sous la pression internationale, après avoir interdit le défilé l’année précédente. A Moscou, l’interdiction – et les violences - demeurent la règle.  

Les Verts s’indignent de cette haine homophobe. Si partout dans l’Europe politique, l’homosexualité a été dépénalisée, des citoyens désirant exprimer pacifiquement leurs revendications LGBT mettent encore trop souvent leur santé, voire leur vie, en danger. Les Verts exigent que la règle soit la même à Paris, Londres, Berlin,Varsovie, Zagreb ou Moscou. Ils estiment que les avantages financiers et commerciaux de l’Europe ne peuvent être accordés sans une garantie de l’exercice des libertés fondamentales, et notamment de la liberté d’expression.

16 juillet 2007

François Legrand en prison

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12 juillet 2007

TRANS' MUTANCE et actions non violentes cet été à BURE

Venez lutter à nos côtés fin août contre les sombres projets de l'ANDRA :

Les 20 et 21 août :

Inscrivez-vous à une formation aux actions non-violentes en compagnie de Xavier Renou (administrateur du Réseau). Cette formation aura lieu à la maison de la résistance de Bure Zone Libre ; l'hébergement est possible en dortoir ou sous tente. S'inscrire au 03 29 45 41 77 ou sur burezonelibre@free.fr

Chantiers, actions, informations : la maison de BZL vous attend tout au long de l'été.

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Du 22 au 25 août : Participez à quatre journées d'actions non-violentes autour de Bure.

Le dimanche 26 août : Les collectifs Bure Stop organisent la « TRANS MUTANCE », marche d'une journée vers Bure qui sera suivie d'une soirée festive. (renseignements au 03 25 04 91 41 ou permanent@burestop.org)

Contacts :

- Bure Zone Libre

2 rue de l'église - 55 290 BURE  / http://burezonelibre.free.fr

- Bure Stop

Chemin de Guédonval  - 55000 BAR LE DUC / http://www.burestop.org