11 mai 2007
L’accord aux législatives avec le PS sera difficile
"Franchement, ça aurait été juste que les Verts aient un groupe à l'Assemblée nationale", c'est-à-dire au moins 20 députés, a estimé sur France-2 la sénatrice de Seine-Saint-Denis. "Dans le contexte actuel, ça devient très difficile", a toutefois reconnu la candidate écologiste qui a recueilli 1,57% des suffrages au premier tour de la présidentielle.
"Avec le résultat que j'ai obtenu aux élections présidentielles, nous aurons droit à neuf députés. Les propositions du Parti socialiste sont très loin de permettre cette représentation", a poursuivi Dominique Voynet.
Elle a souhaité que "dans des circonscriptions comme celle de Roubaix, comme à Toulouse, comme à Strasbourg ou comme dans l'Essonne, les socialistes soient plus attentifs aux besoins et aux attentes de la population et de leurs partenaires"
Appelant de ses voeux un accord avec le PS, Dominique Voynet a rappelé que "cet accord ne peut pas être un accord déséquilibré et humiliant pour les Verts".
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20 avril 2007
Le dernier meeting de Dominique Voynet
Juste avant elle, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot avait considéré comme "une atteinte forte à la démocratie la manière dont on culpabilise les électeurs sur leurs choix de vote". Dominique Voynet a argué de l'impact qu'aurait un vote très faible des Verts sur la prochaine consultation électorale et sur l'ensemble de la législature. "Vous n'imaginez pas une seconde, quand même, que le PS qui aurait constaté l'extinction de l'écologie dans les urnes à la présidentielle donnerait aux Verts les moyens de peser aux législatives ?", a-t-elle lancé.
"Si les Verts sont laminés à la présidentielle, on aura un groupe parlementaire ? Non !", a-t-elle ajouté, précisant que si les Verts veulent un groupe à l'Assemblée nationale, c'est pour peser sur les questions de fond et "garantir le rapport de force tous les jours". Les négociations Verts-PS en vue des législatives, suspendues depuis plusieurs mois, devraient reprendre entre les deux tours.
Se disant sûre que Ségolène Royal sera au second tour, elle s'est projetée aussi dans la stratégie d'entre deux tours. Certes, le soutien à Ségolène Royal va de soi -"qui peut croire une seconde que les Verts pourraient préférer Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal ?"-, mais il faut encore, a-t-elle estimé, que la candidate socialiste convainque l'ensemble des électeurs des Verts, avec des "contreparties"

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19 avril 2007
Dominique Voynet vide son sac / Interview dans le dernier Charlie:
Sur le fond, de quoi aimeriez-vous débattre avec Ségolène Royal?
D'abord, Du défi écologique bien sûr ! Imaginer un monde bouleversé parle changement climatique, avec des dizaines de millions de réfugiés du climat, un monde sevré du pétrole, un monde où on consommera de façon moins compulsive et plus responsable, ça mérite un débat, non ?
Ensuite de la place du travail dans la vie. J’en ai marre de l’antienne serinée de 97 à 2001 par les socialistes : « Il n’est pas juste que les revenus de la solidarité soient si proches de ceux du travail… Vous voulez donc dissuader les gens de travailler ? » En réalité, beaucoup n’ont pas le choix. Un travail intense, qui pousse à la dépression ou au suicide ? Ou des temps partiels, dans une grande précarité ? Ou le chômage, et le RMI ?
Enfin, des valeurs de la République. Pour moi c’est pas le drapeau, ou la Marseillaise. C ’est la liberté, l’égalité, la fraternité… Mais où sont la liberté et l'égalité quand vous êtes un jeune noir né dans un quartier de relégation ?? Et aussi la laïcité. Et la non-violence, la solidarité. Qui en parle ? Il faut en finir avec le mythe d’une France grande puissance, avec son passé colonial et sa force de frappe, avec un « modèle social » que le monde nous envierait, et une réputation de « patrie des droits de l’homme » dont il faut bien admettre qu’elle est usurpée ! Qu’il s’agisse de l’état des prisons, ou de la façon dont on se tait face à Poutine.
Vous parlez de la France dans la mondialisation ? Elle est bonne ou mauvaise ?
«C’est la faute à la mondialisation », « c’est la faute à l’Europe ». Ca suffit ! La mondialisation, ça ne peut pas être génial quand on vend des céréales et des avions, et dégueulasse quand on achète des chemises et des lunettes ! C’est plus compliqué, non ? Certains demandent qu’on supprime l’OMC ? Ils préféreraient un accord agricole entre les Etats unis et le Brésil ? Autant annoncer de suite la mort des paysans du Sud ! Il faut plus et mieux de régulation. Nous voulons placer l’OMC sous le contrôle de l’ONU, où chaque pays a une voix.
Et l’Europe dans tout ça ?
Sans revenir en arrière, qui peut se réjouir de la panne européenne? Autant de temps perdu pour protéger les citoyens européens d’une concurrence absurde, au sein de l’Union elle-même, due à l’absence d’harmonisation sociale et fiscale. Affirmer que l’Europe est le Cheval de Troie du libéralisme, c’est renoncer à lui faire jouer un meilleur rôle : de garant de la solidarité en son sein, de promoteur de règles justes avec les autres, notamment au Sud. Ca pose la question des objectifs politiques, et des moyens qu’on déploie. Exemple avec les OGM. Je me suis battue pour un moratoire européen qui a tenu quatre ans. La droite y a mis un terme. Il fallait agir. Les premiers fauchages, d’accord, bravo, c’est courageux. Mais faut-il s’en tenir là, et constater notre impuissance ? Il est urgent de changer de culture politique. Identifier les intérêts en présence, les complicités, les points faibles de l’adversaire. L’affronter sur son terrain, au niveau européen, au niveau scientifique, au niveau juridique… Gilles-Eric Séralini fait ça très bien.
Vous vous inquiétez d’un regain nationaliste ?
Absolument. La situation me semble comparable à celle des années trente. Une crise économique qui dure, et qui mine les solidarités. La peur de l’étranger, des autres, la recherche de bouc-émissaires… Après la guerre, l’Europe pour construire une paix durable. 50 ans plus tard c’est la même situation, tout aussi délétère. Et l’Europe esten panne… J’y vois un signe inquiétant.
Sur la laïcité, la position des Verts n’a pas toujours paru très claire...
Si ! La laïcité permet de vivre ensemble, dans le respect des convictions de chacun, dans la sphère privée. Personnellement je suis athée, et j’ai une vieille tendance à « bouffer du curé », sachant que les conflits dans le monde sont en général liés aux religions, au pétrole, ou aux deux étroitement imbriqués. La foi, voyez-vous, ça me paraît, disons... « suspect ». Aussi, quand certains ont mis en cause le « communautarisme » d’un élu vert de Roubaix, je suis allée voir. Il est musulman, ok, où est le problème ? Et il dit des choses fortes et claires sur la laïcité, et sur les droits des femmes. Si c’est çale communautarisme…
Vous étiez pourtant contre la loi sur le voile.
Elle arrivait dans un mauvais contexte. Elle stigmatisait une population. Et puis les choses ne sont pas toujours simples : je suis hostile à l’idée de réserver des heures de piscine aux femmes pour des motifs religieux, mais en tant que féministe, je sais ce que c’est pour une femme âgée, handicapée, obèse, grosse, amputée d’un sein, que sais-je d’aller à la piscine, exposée aux blagues ou au regard des bandes d’ados. Je vais plus loin : je m’interroge sur la mixité de certaines activités scolaires. C’est violent pour un jeune ado de demander si la taille de son sexe est normale devant des filles qui gloussent, non ? En petits groupes, constitués librement, certains choisiront la mixité, d’autres pas.
Et aujourd’hui, seriez vous encore contre la loi sur le voile ?
Je suis soulagée que la loi soit là.
Revenons à la « culture politique » des Verts. Pourquoi ce choix d’associer systématique l’écologie à la politique ou au social ?
Ah, ces reproches ! Vous insistez sur l’environnement ? Vous êtes suspects de ne pas être conscients des réalités sociales ! Vous portez un projet global ? C’est sans doute que vous abandonnez votre « métier de base ». Vous devez montrer patte verte... Comment nier l’impact social du bouleversement climatique ? Regardez Katrina : ce sont les pauvres qui sont restés dans la nasse. Comment parler du sevrage pétrolier sans en voir les conséquences sociales ? Qui peut croire que la solution c’est de développer les agrocarburants ? Le gouvernement s’est juste assuré le calme dans le monde rural le temps de l’élection…
N’avez-vous pas l’impression qu’il y a eu une captation d’héritage de la part de Nicolas Hulot ? Et qu’il a réussi à rendre l’écologie crédible ?
Bravo Charlie ! 35 minutes avant la question fatale sur Hulot. Hulot a repris certaines idées des Verts, oui. Pas les plus radicales. Quand à l’écologie crédible, elle ne se fait pas dans un « pacte » trop général, mais sur le terrain : à Grenoble, les Verts ont fait battre Carignon et sont les parents du tramway, des énergies douces et des centres de santé.
Comment se fait-il, sauf à s’appeler Bové, qu’on ne puisse construire sa « maison écolo » en France, contrairement à ce qui se passe en Allemagne ?
Bon exemple du fait qu’il ne suffit pas de dire « y’a qu’à » à la tribune d’un meeting. La France est en retard sur tout. Il nous manque les professionnels du bâtiment, les chauffagistes, les architectes, une véritable filière industrielle, avec les bons matériaux, bois, chanvre... Il nous manque les outils bancaires et fiscaux. Le surcoût est dérisoire, 5 à 10%... Et s’amortit vite.
Mais pourquoi ce retard français, si le surcoût est aussi faible ?
Demandez à Bouygues, à EDF, à Véolia. Leurs cadres sont formés dans les mêmes écoles que les directeurs des grandes administrations. Ca crée des liens. Demandez à certains élus de gauche. Aux élus du syndicat deseaux d’Ile de France par exemple. Toutes étiquettes confondues, du maire UDF d’Issy les Moulineaux au maire communiste de Montreuil… Ils n’ont pas l’intention de revenir à la gestion directe de l’eau… Leurs « voyages d’étude », au Vietnam et ailleurs, font la part belle aux préoccupations des entreprises…
Vous êtes un parti de gouvernement, et vous critiquez les postures gauchistes, soit. Seriez-vous favorable à une UMP de gauche ?
Avec un parti dominant qui fait taire les autres, comme à l’UMP ? Non. J’ai pratiqué les socialistes au gouvernement. J’ai connu ces réunions où l’on est seule, face à trente ministres socialistes convaincus que vos sujets sont subalternes, puisque vous êtes plus petit ! Fini. Ou les Verts ont un groupe à l’Assemblée, ou rien.Dans votre scénario « pré-écrit », François Bayrou n’a pas de rôle ? Le clivage droite – gauche continue à avoir un sens pour moi !
Et s’il vous proposez d’être ministre ?
Même à Charlie on pose ce genre de question ?
Posons la autrement : si DSK était premier ministre de Bayrou ?
Dominique n’a pas que des qualités ! Mais ça a été facile de travailler avec lui. Car il ne commence pas toutes ses phrases par « ça va pas être possible » ! Un problème à résoudre ? Il cherche sans œillères. Il vaut mieux sortir du nucléaire avec un pro-nucléaire comme lui que se contenter d’en parler avec un idéologue sectaire qui n’aurait pas le savoir-faire pour diversifier, reconvertir, et rassurer les salariés.
En conclusion, pourquoi le vote Voynet est important ?
Personne ne fera d’écologie si les Verts sont laminés. Avec 1 ou 2%, vous aurez les punitions, vous aurez l’EPR, l’OGM en plein champ, la remise en cause des 35 heures, le refus d’une politique énergétique alternative, on ne reviendra pas sur les baisses d’impôt, et ce, quel que soit le ou la présidente. A 3 %, on commence à discuter. Au-delà , le rapport de forces existe, et on peut espérer faire autrement.
PROPOS RECUEILLIS PAR ONCLE BERNARD, ANNE SOPHIE MERCIER ET RISS
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5 minutes essentielles avant d'aller voter dimanche
15:12 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mp3, dominique voynet
18 avril 2007
Interview de Dominique Voynet
Si vous êtes élue, quelles seront vos premières mesures ?
D’abord, suspendre les décisions irresponsables et inutiles, comme l’autorisation de construction du réacteur EPR, les semis d’OGM, les constructions d'autoroutes ou d'incinérateurs. Etendre les 35 heures à toutes les entreprises, et revenir sur les baisses d’impôts qui, depuis 2000, n’ont bénéficié qu’aux contribuables les plus aisés.
Avec quelle équipe ?
C’est une question surréaliste, parce que je ne pense pas que je serai la prochaine présidente de la République. Je veux peser sur les choix qui seront faits par une majorité qui associerait toutes les couleurs et toutes les tendances de la gauche.
Quelles seront vos grandes réformes structurelles ?
J’ai quatre priorités. La première, c’est de répondre au défi écologique et personne n'en parle, personne d’autre ne le fera. Nous devons nous préparer à vivre dans un monde dans lequel le climat aura changé de façon radicale, avec l’obligation de repenser toutes les activités humaines, qu'il s'agisse de se loger, de se nourrir, de se déplacer… On aura demain à Paris la même température qu’à Grenade aujourd'hui : on ne pourra plus construire des immeubles en verre, et en béton, mal isolés… au mépris des normes bioclimatiques. Il faut aussi réduire notre dépendance au pétrole, qui vaudra peut-être aussi cher que le champagne, et le réserver à des usages nobles. La deuxième priorité, c’est de relancer l’Union européenne pour qu’elle puisse jouer son rôle dans la maîtrise de la mondialisation. La troisième concerne les questions sociales. Il y a trop de travailleurs pauvres, et trop de précarité : je veux pénaliser les entreprises qui imposent des temps partiels non choisis, revaloriser les minimas sociaux, et développer l’économie solidaire. Dernier chantier : la démocratie. Je suis pour une VIème République… avec du contenu ! Il faut redonner tout son rôle au Parlement en interdisant le cumul des mandats, en mettant en place la proportionnelle, en remplaçant le Sénat par une chambre des régions et en rendant inéligibles les élus condamnés pour fraude ou corruption.
Que représente concrètement le service public de la petite enfance ?
La situation actuelle est injuste, avec d’un côté des personnes qui peuvent employer quelqu’un pour garder leur enfant à domicile et le déduire de leurs impôts, et de l’autre des dizaines de milliers de femmes qui hésitent à reprendre un emploi et qui se débrouillent. Avec le service public de la petite enfance, les conseils généraux et les communes organisent un bouquet de mode de garde, des crèches, des jardins d’enfants, des crèches parentales... accessibles à tous.
Ça veut dire quoi être Verts aujourd’hui alors que tous les grands partis ont signé le pacte écologique Nicolas Hulot ?
Certains de ceux qui ont signé le pacte seraient bien incapables de dire aujourd'hui ce qu'il y avait dedans ! Il y a une pudeur, même chez les écologistes, à parler de la nature. Et du besoin que nous avons de retrouver ce lien plus vrai avec la nature. Comme s’il était plus facile de parler de l’impact de la pollution sur la santé ou des emplois de l’environnement. L'écologie invente les gestes et les outils qui nous permettront de vivre en paix sur une planète qui nourrisse ses habitants, et qui reste vivable pour ceux qui viendront après nous. Avec, toujours, le souci de prévenir, d'agir en amont sur les conditions de vie plutôt que de se contenter de réparer les dégâts.
On n'a jamais autant parlé d’environnement et les Verts ne décollent pas dans les sondages. Comme l’expliquez-vous ?
D’abord, par la tentation du vote utile. Les gens me disent que je fais une bonne campagne et qu’ils reviendront vers les Verts pour les législatives, mais ils ont peur. Moi, je leur demande si, au premier tour, c’est vraiment utile de voter pour une candidate qui ne prendrait pas en compte le nouvel état du monde et le défi écologique. Ensuite, par le fait que beaucoup de gens, qui savent qu'il va falloir tout changer, ou presque, sont un peu inquiets. C'est un choix de civilisation qu'il nous faut engager.
L’irruption dans la campagne de Hulot a-t-elle été bénéfique ?
Pour l’écologie, je ne sais pas. Quant aux Verts, ils ont été sévèrement bousculés. Et conduits à se remettre en cause. Nous n'avons pas été seulement des lanceurs d'alerte, nous proposons des solutions. Pour moi, les choses sont simples. Si je fais 1%, on aura l’EPR, les OGM, des autoroutes, des incinérateurs. Si je fais 3 à 4%, on pourra discuter. Si je fais mieux, on pourra réorienter au fond un certain nombre de politiques, y compris sur des sujets difficiles comme la dissuasion nucléaire. On ne fera pas d’écologie sans les écologistes. La preuve ? Dans les professions de foi des candidats, il n’y a rien sur l’environnement.
Que faudrait-il pour que vous rejoigniez Royal au second tour ?
Il y a deux choses différentes. La mobilisation pour éviter l’élection d’un candidat brutal et injuste, je pense à Nicolas Sarkozy. Les Verts sont clairs sur cette question ; je note que ce n’est pas toujours le cas à la gauche de la gauche. Et puis il y a la question de la participation à une majorité gouvernementale. Cela suppose d’être d’accord sur des priorités à conduire ensemble. Nous ne serons pas dans une majorité où Ségolène Royal promettrait à la fois plus de nucléaire à Chevènement et moins de nucléaire aux Verts. Il faudra un positionnement clair.
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16 avril 2007
Les 10 raisons de voter Dominique Voyent
09:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tract, les verts, dominique voynet
12 avril 2007
Dominique Voynet en tête pour la LDH
Dans un communiqué, la LDH rappelle qu'elle a adressé 55 questions sur les droits de l'Homme, la démocratie et la citoyenneté à huit candidats après avoir exclu Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen ainsi que "les candidats de lobbies Nihous et Schivardi".
Elle indique que sept des huit candidats (François Bayrou - UDF, Olivier Besancenot - LCR, José Bové - altermondialiste, Marie-George Buffet - PC, Arlette Laguiller - LO, Ségolène Royal - PS et Dominique Voynet - Verts) ont répondu à ce questionnaire.
La LDH indique que sur la base de son questionnaire, dans lequel les questions sont affectées d'un coefficient en fonction de leur importance, la LDH a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d'attachement aux droits de l'Homme.
Dominique Voynet arrive en tête avec 67 points sur 70, soit 19,14 sur 20, devant Olivier Besancenot (66,5 soit 19/20). Viennent ensuite Marie-George Buffet (66 soit 18,86/20), José Bové (55 soit 15,71/20), Ségolène Royal (42,5 soit 12,14/20), François Bayrou (27,5 soit 7,86/20).
Nicolas Sarkozy arrive en queue de peloton avec 2 sur 70 soit 0,57/20, sur la base de ses déclarations publiques puisqu'il n'a pas répondu.
Arlette Laguiller ayant répondu à une seule question, elle n'obtient pas de note de la LDH.
A la lumière de ces "scores", la LDH appelle "les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l'importance donnée aux droits de l'Homme dans les positions réellement prises par les candidats".
"En particulier leur degré d'engagement réel sur les questions de libertés", notamment "d'abrogation des lois sécuritaires votées depuis 2002 ; arrêt de la militarisation de l'emploi de la police et instauration d'une police de proximité ; restauration de la présomption d'innocence et des droits de la défense, d'égalité (professionnelle; droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers non communautaires; abrogation du CNE et lutte contre les contrats de travail précaires ; rétablissement de l'égalité territoriale dans les " quartiers " et dans les zones rurales ; etc.)", poursuit le communiqué.
En matière de "solidarité", la LDH appelle les électeurs à réclamer notamment "l'abrogation des lois xénophobes votées depuis 2002 ; la régularisation des parents d'enfants scolarisés ; des mesures concrètes pour mettre en oeuvre le droit au logement opposable, notamment en contraignant les communes riches à construire des logements sociaux".
09:41 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dominique Voynet, ldh
10 avril 2007
la profession de foi de Dominique Voynet
14:05 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique voynet, profession de foi
09 avril 2007
On ne fera pas d’écologie sans les écologistes ! Dominique Voynet
Nos enfants trouveront-ils leur place dans le siècle qui commence Nous l’espérons, nous n’osons pas le leur promettre ?
Vivront-ils en paix sur une planète préservée ?
Nous connaissons les défis qui nous attendent : faire reculer les inégalités, chez nous et entre les peuples ; enrayer la dégradation rapide du climat ; combattre les pollutions qui empoisonnent notre santé ; protéger les ressources de la Terre ; reprendre confi ance dans la démocratie ; mettre en place des règles permettant des échanges internationaux plus justes.
Qu’attendons-nous du prochain Président de la République ? Pas des promesses au coup par coup. Mais une capacité à voir loin, et à mettre en mouvement la société. Il s’agit de remettre en cause des habitudes solidement ancrées, de contrer des intérêts puissants, de rompre avec le culte de la croissance, avec des décennies d’aliénation télévisuelle, et d’incitation à consommer, n’importe quoi, n’importe comment.
Pour une agriculture sans pesticides et sans OGM, et un avenir sans incinérateurs, sans nouvelles autoroutes, et sans nouvelles centrales nucléaires.
Pour éradiquer la pauvreté et faire cesser la violence et les humiliations. Pour en finir avec la compétition acharnée, l’angoisse de la précarité et le stress au travail.
Pour réussir la mutation vers une société de l’égalité, du partage, du savoir, de la responsabilité. Avec à la clé, des centaines de milliers de nouveaux emplois.
Pour retrouver du temps pour vivre, pour s’engager, pour créer. La droite soutient clientèles et intérêts particuliers, sans remettre en cause une organisation sociale injuste et brutale. La gauche, elle, manque encore d’audace et d’imagination. C’est quand les Verts sont là, dans les villes et dans les régions que les idées et les pratiques changent. Ils inventent depuis des années les solutions pour vivre bien dans le monde qui vient.
On ne fera pas d’écologie sans les écologistes !
Si ça compte pour vous, dites-le. Dès le 1er tour.
Dominique Voynet
Le spot officiel : http://www.dailymotion.com/search/voynet/video/x1o4qd_dom...
22:35 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dominique Voynet, campagne officiel
03 avril 2007
Lettre ouverte des jeunes écologistes de Révolution écolo
Jeunes écologistes, nous nous battons depuis des mois, sur le terrain, dans tous les coins de la France, aux côtés de Dominique Voynet, pour une écologie concrète et utile.
Pour une écologie qui change la vie des gens.
Pour une écologie qui ne s’adresse pas seulement aux classes moyennes mais à toutes celles et tous ceux qui en ont le plus besoin.
Pour que l’écologie ne soit pas une promesse mais une réalité.
Pour que cet enjeu ne soit pas expédié en un clic ou en une belle parole.
Pour que l’écologie ne soit pas oubliée après le 22 avril 2007.
Jeunes écologistes, nous sommes révoltés par la partialité des principaux médias français, par l’obstination avec laquelle les grands journaux dits « de gauche » cherchent, à l’aide de la petite phrase, à démolir la seule candidate de l’écologie et tous ceux qui se battent à ses côtés.
Nous pouvons faire écho au titre du papier du Monde daté du 3 avril. Nous aurions pu le faire à celui de Libération du 31 mars ou aux articles de Sylvia Zappi.
Nous étions au Zénith et au Trocadéro à l'appel de la fondation Nicolas Hulot et de l'Alliance pour la Planète.
Nous sommes révoltés que ces deux journaux se soient finalement très peu intéressés à l'objet écologique de ces manifestations pour centrer leur attention sur les travers supposés et réels des Verts et de leur candidate. Cela au prix d'une mauvaise foi évidente qui nous conduit à nous demander si nous sommes allés au même Trocadéro qu'Elise Vincent, l’auteure de l’article du Monde.
Le 1er avril au Trocadéro, nous avons distribué plusieurs milliers d'exemplaires du Contrat écologique de Dominique Voynet en ne rencontrant que le meilleur accueil.
Nous avons entendu le cordial "salut aux amis verts" de Nicolas Hulot à la fin de son intervention sans observer la moindre réprobation, bien au contraire.
Nous nous sommes réjouis et congratulés avec nos amis associatifs, militants de tous les combats écologiques, sans ressentir l'ostracisme suggéré dans ces papiers.
Nous avons vu Dominique Voynet saluée, encouragée, empêchée de quitter les lieux avant 19 heures, par les innombrables participants qui ont également apprécié le concert de la batucada offert par les Verts.
Même si nous peinons à comprendre à quels objectifs obéissent ces choix éditoriaux, nous les acceptons sans broncher depuis des mois.
Libre à eux de s’employer à convaincre que la planète, l'écologie et la gauche se porteraient mieux sans les Verts... Nous, nous resterons convaincus du contraire et nous espérons que les milliers de lecteurs sauront distinguer le leurre de la réalité.
Nous ne vous demandons rien d'autre que le respect de nos engagements de citoyens… et de lecteurs. Vous vous en écartez chaque jour un peu plus.
Révolution écolo – les jeunes écologistes avec la candidate des Verts, Dominique Voynet
16:30 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Révolution écolo, Dominique Voynet






