23 mai 2007

Pour la libération d'Ingrid Bétancourt

df77898bba8978dc03bf8adcf3c6033e.jpgAppel à la Marche pour préserver la vie d'Ingrid Bétancourt, de Clara Rojas  et des otages colombiens

Mercredi 23 mai à Paris , à 18 h, de Notre Dame à l'Hôtel de Ville

Les Verts appellent à la « Marche de la détermination » qui aura lieu demain à Paris pour s'opposer  à la menace de libération par la force des otages colombiens qu'a réitérée le 18 mai le président colombien Alvaro Uribe. Une telle tentative serait une quasi condamnation à mort pour les otages car les guérilleros des FARC ont pour ordre et coutume d'assassiner les otages plutôt que de les laisser recouvrer la liberté. Les Verts seront notamment représentés par Anne Souyris, porte parole, Martine Billard, députée, Jean Desessard, sénateur,  et Patrick Farbiaz, délégué aux relations internationales.

Les Verts, qui sont la famille politique d'Ingrid Betancourt, ont appris avec soulagement la nouvelle de sa survie, rapportée par un compagnon de captivité qui a réussi à s évader le 28 avril, le policier John Frank Pinchao. Les FARC refusaient de communiquer la moindre preuve de vie d'Ingrid depuis mai 2003. Les Verts sont scandalisés par les conditions inhumaines de captivité d'Ingrid.

Les Verts réitèrent leur volonté que le président Uribe et les FARC aboutissent à un accord humanitaire permettant la libération des 57 otages déclarés « échangeables » par les FARC contre environ 500 guérilleros emprisonnés. Ils ont fait depuis cinq ans le constat de l'absence de volonté des deux parties pour y parvenir et de leur intérêt objectif commun au silence forcé de l'adversaire politique majeur qu'est pour eux Ingrid Betancourt. Jusqu'ici la très puissante mobilisation de la société civile mondiale et de nombreux gouvernements n'a pas suffi. Il faut donc que la communauté internationale exerce des pressions beaucoup plus fortes, insupportables pour Uribe et les FARC. La France qui s'y emploie, les Etats-Unis, l'Europe, des pays comme le Brésil ou le Vénézuela en ont les moyens.

22 février 2007

5 ans de captivité

medium_IB.jpgDemain 23 février, cela fera 5 ans qu'Ingrid Betancourt est privée arbitrairement de liberté, otage d'un conflit interne qui ensanglante la Colombie depuis un demi-siècle.

 

Ingrid partage ce sort pitoyable avec beaucoup d'autres, dont certains depuis près de dix années, dans une de forets les plus inhospitalières de la planète.

 

Elle en est devenue le symbole, donnant son nom et son visage à ces milliers d'anonymes ainsi qu'à tous ceux qui souffrent d'une sale guerre jusque là méconnue par la communauté internationale.

 

Parmi les milliers de victimes de cette pratique barbare, Ingrid constitue, avec 56 autres, un groupe indissoluble d'otages " échangeables " pour lesquels aucune rançon n'est demandée, et que leurs ravisseurs, la guérilla des farc, ne veulent libérer que via un échange avec des guérilleros emprisonnés.

 

La Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, qui regroupe en Europe et ailleurs une cinquantaine de comités, se bat depuis février 2002, soutenue par plus de 1750 communes qui représentent toutes les tendances démocratiques. Le combat que nous menons ensemble n'est pas politique ; c'est une action citoyenne qui veut défendre les droits humains élémentaires - entre autre celui à la vie et à la liberté.

 

Au moment où Ingrid et Clara entament leur sixième année de détention, nous voulons lancer plusieurs appels.

 

Nous appelons à la raison tant le gouvernement colombien que les farc, et nous les enjoignons à se mettre - enfin - à la table de négociations, pour conclure au plus tôt un accord humanitaire conforme aux Conventions de Genève et au Droit International Humanitaire en général, car c'est la seule solution viable pour mettre fin au cauchemar des otages et de leurs proches.

 

Nous invitons tous les gouvernements d'Europe et l'ensemble de la communauté internationale à suivre l'exemple de l'Union Européenne qui, par la voix de son représentant à Bogota, a manifesté son soutien ferme à la conclusion de cet accord humanitaire et a manifesté avec vigueur son opposition aux opérations de libération par l'armée, opérations dont on sait qu'elles mettent gravement en danger la vie des otages.

 

Nous leur demandons également de manifester concrètement leur solidarité avec les efforts de médiation déployés par les gouvernements Suisse, Français et Espagnol, qui tentent depuis longtemps, par la voie diplomatique et avec des missions de terrain, de rendre possible un accord entre les deux parties en conflit. Ce groupe de pays " amis de la Colombie " a été et reste encore aujourd'hui, sous l'impulsion de la France, le seul acteur extérieur vraiment impliqué dans la recherche d'une solution, et il a plus que jamais besoin de l'appui de tous, sans exception.

 

Seule une pression internationale constante et déterminée peut contraindre les deux parties à négocier. Si agir pour la liberté, la vie et la paix sont synonyme de grandeur, les enlèvements, la guerre et la mort sont la honte de ceux qui s'y abaissent.