12 juillet 2007

TRANS' MUTANCE et actions non violentes cet été à BURE

Venez lutter à nos côtés fin août contre les sombres projets de l'ANDRA :

Les 20 et 21 août :

Inscrivez-vous à une formation aux actions non-violentes en compagnie de Xavier Renou (administrateur du Réseau). Cette formation aura lieu à la maison de la résistance de Bure Zone Libre ; l'hébergement est possible en dortoir ou sous tente. S'inscrire au 03 29 45 41 77 ou sur burezonelibre@free.fr

Chantiers, actions, informations : la maison de BZL vous attend tout au long de l'été.

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Du 22 au 25 août : Participez à quatre journées d'actions non-violentes autour de Bure.

Le dimanche 26 août : Les collectifs Bure Stop organisent la « TRANS MUTANCE », marche d'une journée vers Bure qui sera suivie d'une soirée festive. (renseignements au 03 25 04 91 41 ou permanent@burestop.org)

Contacts :

- Bure Zone Libre

2 rue de l'église - 55 290 BURE  / http://burezonelibre.free.fr

- Bure Stop

Chemin de Guédonval  - 55000 BAR LE DUC / http://www.burestop.org

28 juin 2007

Le nucléaire n'est pas la solution à la crise climatique

0fcf9473a297605fc7422ebe2f22d4a6.jpgAvant même de rencontrer les principales organisations environnementales pour le Grenelle de l'environnement, Alain Juppé, bref ministre d'Etat chargé de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, affirmait qu'il n'existe pas de «solution sans le nucléaire». Cette position inflexible confortait les partisans du nucléaire répétant inlassablement : «Le nucléaire ne produit pas de CO2». Il convient de répondre à certaines contrevérités largement répandues.

S'il est effectivement peu émetteur de gaz à effet de serre, le nucléaire ne représente que 2% de la consommation finale d'énergie dans le monde, il ne permet donc d'économiser qu'une infime part des émissions de gaz à effet de serre. Seule la construction immédiate de plusieurs milliers de réacteurs dans le monde, notamment dans des régions géographiquement et politiquement instables, permettrait au nucléaire de jouer un rôle face à la crise climatique. L'exemple iranien et bien d'autres dans le monde, rappellent chaque jour qu'un usage civil du nucléaire peut mener au nucléaire militaire.

De plus, en confondant habilement énergie et électricité, les férus du nucléaire se gardent bien de rappeler que les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme les transports ou l'agriculture, utilisent bien peu d'électricité! Dès lors, le nucléaire ne saurait être d'une quelconque utilité dans la réduction de CO2 et autres gaz incriminés.

D'autre part, le nucléaire ne garantit pas l'indépendance énergétique de la France. L'uranium utilisé dans les centrales est importé dans sa totalité et les stocks sont limités à une durée d'environ 70 ans. Si le monde entier, à l'exemple de la France, se jetait dans l'impasse nucléaire, cette durée se réduirait à 10 ans.

Le chantage à l'emploi autour du nucléaire est aussi un dangereux alibi. Alors que nos partenaires qui sortent du nucléaire créent un grand nombre d'emplois dans les énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie, la France ignore ces marchés du futur. Elle refuse ainsi de créer des emplois durables, non-délocalisables et équitablement répartis sur le territoire. Une réelle volonté politique qui ferait le choix de l'efficacité énergétique pourrait potentiellement réduire notre consommation énergétique de 50% sans altérer notre confort. La fin du gaspillage est la seule véritable garantie de notre indépendance énergétique. En concentrant plus de 90% des subventions publiques allouées à l'énergie, le nucléaire se rend même coupable de priver les alternatives existantes des moyens qu'elles nécessitent pour constituer une réelle solution face à la crise climatique.

Dépassé, anti-démocratique et coûteux (bien au-delà des prix indiqués sur les factures EDF), le nucléaire bénéficie d'un acharnement thérapeutique qui s'opère au détriment des réelles attentes des citoyens, mais aussi et surtout, des générations futures.

Il est une autre politique plus réaliste. Nous pouvons choisir la fin du gaspillage, les énergies renouvelables et le développement soutenable pour notre pays. Les études à l'appui d'un scénario alternatif au nucléaire ne demandent qu'à être mises en oeuvre. Faut-il encore avoir le courage, l'intelligence et la responsabilité de sortir des schémas du siècle passé!

Par Cécile DUFLOT, Secrétaire nationale des Verts.

 

04 mai 2007

Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France

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Suite du débat Sarkozy-Royal

Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :

Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).

Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs (N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires. Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération)

Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.

Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).

Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.

C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)

De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.

En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 772 associations

http://www.sortirdunucleaire.fr