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29 août 2006

Du "chèque–essence" au "chèque–transport" : une évolution encore insuffisante.

En précisant les modalités du chèque-transport sur TF1 lundi 28 août, le Premier Ministre a apporté des améliorations au projet dont la presse s’était fait l’écho depuis quelques semaines. Il n’a pas confirmé un dispositif uniquement destiné aux automobilistes et qui se serait apparenté à un véritable « chèque–essence ». Il a présenté une mesure plus équilibrée puisqu’elle doit permettre aux entreprises et à l’Etat de participer aux dépenses des salariés qui se déplacent en transports publics ou en voiture.

Le Club des villes cyclables prend note de l’évolution de cette mesure présentée comme destinée avant tout à améliorer le pouvoir d’achat des Français, en diminuant l’impact de la hausse des carburants sur le budget des ménages. Mais il demande que le gouvernement ne s'arrête pas en chemin. Pour une grande majorité des salariés hors Ile-de-France se déplaçant en voiture, l’effort financier de l’Etat risque malgré tout de bénéficier bien plus à la route aux dépens de l’amélioration des transports publics et de l’encouragement de l’ensemble des modes alternatifs qui demeureront non aidés.

Le Club des villes cyclables réitère donc la proposition qu’il a faite, avec le GART, de chèques–déplacements, sur le mode du chèque–restaurant, valable pour tous les modes de transport autres que la voiture en solo afin d’encourager les changements de modes de transport des salariés et les dynamiques de Plans de déplacements des entreprises.

Denis Baupin, président du Club des villes cyclables, a précisé que « Pour être pleinement utile et efficace, le chèque–déplacements doit non seulement permettre d’améliorer le pouvoir d’achat des Français, mais aussi inciter tous ceux qui le peuvent à utiliser moins souvent la voiture et plus souvent les modes de transport alternatifs. C’est ainsi que les deniers publics seront le mieux utilisés, dans le sens d’une plus grande justice sociale, mais aussi d’une diminution de notre dépendance pétrolière et dans le respect des engagements pris dans le cadre des accords de Kyoto. »

« Le chèque–transport ne doit donc surtout pas être un "chèque–essence". C’est une véritable dynamique de transfert de la voiture vers l’ensemble des modes alternatifs — vélos, marche, covoiturage, transport à la demande, taxis... — dont nous avons besoin. Il faut inciter les Français à abandonner leur voiture et non se contenter d’atténuer les effets de la hausse des carburants. Face à l’augmentation des prix du pétrole et à la rareté de la ressource à long et moyen terme, il existe un gisement de solutions de mobilité durable. Elles associent le plus souvent plusieurs modes alternatifs à la voiture utilisée en solo. A cet égard, le vélo utilisé seul ou combiné aux transports collectifs, urbains, interurbains et régionaux, dispose d’un fort potentiel de développement. Ce sont ces solutions de mobilité des salariés alternatives à la voiture qu’il faut promouvoir et améliorer. C’est une vraie politique nationale de mobilité durable qu’il faut mettre en œuvre dans notre pays. Sans délai ! »

28 août 2006

Les élus Verts régionaux soutiennent Greenpeace

Communiqué de presse du 24 aout 2006

Les élus régionaux Verts déplorent le fait que le Rainbow Warrior n’ait pu accoster à Marseille comme prévu.
L’action de sensibilisation menée par Greenpeace a cependant largement atteint son but : dénoncer l’exploitation abusive de la ressource (thon rouge mais aussi d’autres espèces) et plus largement l’atteinte à la biodiversité marine en méditerranée.

Nous sommes inquiets de la probable disparition, non seulement du thon rouge dans les conditions de pêche actuelles, mais aussi de la raréfaction de la ressource de la mer. Cette situation est démontrée par les dernières expertises scientifiques.
Nous sommes également conscients des difficultés rencontrées par les pêcheurs « aux petits métiers », notamment dues à la hausse du coût du pétrole et à la surpêche due à la concurrence d’équipements toujours plus gros inadaptés au maintien de la ressource.

L’avenir de la pêche en méditerranée passe par la gestion de cette ressource dans le cadre d’une politique globale, nationale et européenne. Ce secteur, dans son ensemble, est en difficulté et donc reçoit diverses aides publiques. En tant que conseillers régionaux PACA, nous serons attentifs à leur orientation dans le sens du développement durable.

Groupe des élus Verts
Conseil régional paca

17 août 2006

Avec Sarkozy, la machine à expulser ne s'arrête pas

Communiqué de presse des Verts, du 16 août 2006

En annonçant que sur un chiffre d'un peu moins de 30000 demandes de régularisation déposées par les familles sans papiers dans le cadre de la circulaire du 13 juin il n'y aurait que 6000 régularisations, Nicolas Sarkosy tombe le masque.

Le chiffre de 6000 régularisations avait été avancé par le Ministère de l'Intérieur avant la fin des dépôts de dossiers. A l'évidence, oubliant les engagements d'étude de chaque demande de régularisation, le Ministre de l'Intérieur a fait le choix de la mise en place d'une politique de quotas.

Cette décision trahit la confiance des familles qui pensaient que leur demande serait étudiée avec objectivité et humanité. Les Verts dénoncent cette politique des quotas, qui ne tient pas compte de la réalité des attaches des familles sans papiers en France.

Ils condamnent par ailleurs les propos du Ministre contre les associations, accusées de « démagogie et d'irresponsabilité ». A l'évidence, Nicolas Sarkosy a décidé de placer sa rentrée politique  sous la signe de la chasse aux sans papiers.

Les Verts restent mobilisés contre les expulsions, et notamment celles d'enfants scolarisés. Ils constatent qu'avec le Président de l'UMP, la machine à expulser ne connaît pas de relâche.

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