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16 novembre 2006

Les propositions de Hulot sont celles des Verts depuis 20 ans

Yann Wehrling, secrétaire national des Verts, a affirmé mercredi que sur les 50 propositions avancées par Nicolas Hulot pour le développement durable, "32 sont dans le programme des Verts depuis vingt ans"

"On est toujours très médiatique quand on dénonce les problèmes. On l'est nettement moins quand on commence à dire quels sont les responsables", a-t-il observé sur BFM, soulignant que les Verts, là où ils sont élus, sont "confrontés aux lobbies".

Selon M. Wehrling, Nicolas Hulot est "dans la sphère médiatique", "pas dans la sphère politique". "C'est le travail des politiques de dire quels sont les responsables et comment on va avancer".

Le secrétaire national des Verts a assuré "ne pas s'inquiéter" du retentissement des propositions de Nicolas Hulot. "Nos idées sont du coup renforcées", a-t-il dit, estimant que les Verts et Nicolas Hulot avaient "besoin de travailler ensemble".

10 novembre 2006

Manger Bio ne coute pas plus cher

Médecin généraliste à Lorient, Lylian Le Goff est également consultant et formateur en prévention sanitaire et nutrition. Il intervient notamment dans la restauration collective. Dans son dernier livre (1), il montre que le bio n'est pas un produit de luxe.

Pourquoi manger bio ? 

Un aliment bio a une densité nutritionnelle plus importante, il n'est pas gorgé d'eau comme beaucoup de produits conventionnels. Plus riche en nutriment, il est donc plus goûteux et plus apte à rassasier. En outre, le bio évite de s'exposer à des polluants chimiques dont l'accumulation est susceptible de provoquer allergies et cancers : pesticides, dérivés des nitrates, additifs alimentaires... Manger bio, c'est préserver sa santé et son environnement.

Pourquoi un produit issu de l'agriculture biologique est-il en moyenne 25 % plus cher ? 

Principalement en raison de la politique agricole menée en France. Parce qu'elle utilise des méthodes moins intensives, sur de petites surfaces, l'agriculture bio perçoit beaucoup moins d'aides que la conventionnelle. En outre, les agriculteurs bio supportent le coût des contrôles dont dépend la certification bio AB. En élevage laitier, un producteur bio touche 40 à 50 % d'aides en moins pour une surface équivalente, ce qui explique que le lait bio coûte 30 % plus cher. Pour les produits conventionnels, les coûts ne sont pas tous répercutés sur l'étiquette, mais ils sont supportés par les contribuables via les subventions agricoles et les frais de dépollution.

Vous dites pourtant que le bio ne revient pas forcément plus cher... 

Oui, on peut manger bio sans dépenser plus. Il faut savoir rééquilibrer son alimentation. En réduisant les produits carnés au profit des céréales et des légumineuses, en favorisant les filières économiques locales et la production de proximité, on peut même économiser.

Cela peut-il s'appliquer dans la restauration collective ? 

Oui, c'est ce qui se fait au restaurant universitaire de Lorient depuis 1998, et désormais dans de nombreuses communes. Par exemple à Langouët, une petite commune au nord de Rennes, la gestion directe des repas et les produits bio ont été adoptés depuis 2004 pour la restauration scolaire. Ce qui a même permis une nette diminution des coûts, tout en créant un emploi en cuisine.

(1) Manger mieux, c'est pas du luxe, par Lylian Le Goff, Editions Terre vivante, 2006, 17 €.

Un nouvel article sur le marché

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09 novembre 2006

Procès en appel de la société Métal-Blanc à Reims : un verdict très décevant

La Cour d'appel de Reims a rendu hier sa décision dans l'affaire Métal-Blanc, cette entreprise des Ardennes condamnée, en première instance, à 100 000 euros d'amende pour pollution au plomb du village de Bourg Fidèle, entre 1996 et 1999. L'entreprise était également condamnée à verser, au titre des dommages et intérêts, à verser 577 000 euros aux victimes, riverains et salariés ou anciens salariés de l'usine.

Loin de confirmer cette première décision, qui valait reconnaissance de la fin d'une certain impunité des pollueurs, la Cour d'appel de Reims a décidé de relaxer Métal-Blanc sur le délit de mise en danger de la vie d'autrui. A l'audience, l'avocat général avait pourtant fait valoir des "avalanches de preuves". Le délit de blessures involontaires à l'encontre de deux salariés a, par ailleurs, été requalifié en simple contravention.

Je partage l'étonnement et la déception des plaignants et de leurs défenseurs, consternés de ce "fiasco judiciaire". Depuis dix ans, souvent dans l'indifférence ou l'hostilité, les riverains et les familles touchées par la pollution se battent pour voir reconnue et sanctionnée la responsabilité de l'entreprise. Je constate aujourd'hui que, si la justice reconnaît la faute de Métal Blanc (en maintenant l'amende de 100 000 euros), elle persiste à ignorer les conséquences de cette faute. Une telle décision ne peut qu'être ressentie, par les victimes, comme une expression supplémentaire de mépris quant à leur situation.

On parle beaucoup d'écologie, et l'on commence à reconnaître les liens entre la dégradation de l'environnement et les affections sanitaires. Je regrette, une fois encore, que les décisions concrètes ne suivent pas, en politique comme sur le terrain judiciaire.

Dominique Voynet

medium_DV.JPGL'écologie au coeur de nos vies

Campagne présidentielle de Dominique Voynet

6 rue Chaudron 75010 Paris

Tel 01 53 19 53 00 ::: Fax 01 53 19 03 93

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08 novembre 2006

Presse en danger

medium_politis.JPGPolitis risque de disparaître : placé en dépôt de bilan depuis le 8 août, votre hebdomadaire doit faire face à une situation d’urgence pour assurer sa survie /

Libération : un quotidien face au plan de relance du Conseil d’administration.

Politis risque de disparaître : le site www.pour-politis.org

Libération en crise :

·                                 Ce qui se passe à Libération (http://www.liberation.fr/dossiers/liberation/ ) : Un dossier pour comprendre la crise subie par « Libération »

·                                 Le site de la Société des lecteurs de Libération (http://lecteurs.ouvaton.org/ )

 

 

07 novembre 2006

Conférence de Nairobi : pour les Verts, c'est crucial

Communiqué de presse des Verts du 6 novembre 2006

La conférence annuelle sur le climat qui s'est ouverte à Nairobi aujourd'hui, réunissant les 189 pays signataires du protocole de Kyoto, jusqu'au 17 novembre, est certes une réunion d'étape deux ans après son entrée en vigueur et à deux ans du début du bilan de sa première période d'engagement (2008-2012).

Pour les Verts, c'est néanmoins une étape cruciale pour faire face au changement climatique.

Cette conférence doit être l'occasion de mettre l'accent sur l'adaptation aux conséquences du réchauffement, une des priorités des pays en développement, les plus vulnérables. Les engagements des pays riches doivent aller au-delà des 2 % des crédits consacrés aux mécanismes de développement propre (MDP) - projets d'investissement vert dans les pays en développement. Les Verts dénoncent l'absence de mise en place du fonds pour l'adaptation décidé, à Buenos Aires, en décembre 2005. Non seulement cette mesure n'a pas donné lieu à la mise en place d'une structure ad hoc.

Les pays les moins avancés attendent par ailleurs toujours des financements. Les Verts attendent que cette conférence avance sur les mécanismes de développement propre et les transferts de technologie vers le Sud, qu'elle rappelle à l'ordre les pays comme le Canada qui sont tentés de s'affranchir de Kyoto, et que la communauté internationale progresse dans la direction empruntée à la conférence de Montréal qui a amorcé un processus de prise d'engagements par les grands pays émergents, dont les émissions à gaz à effet de serre explosent.

Les Verts attendent également que cette conférence ait une traduction concrète en France dans la réactualisation du plan climat avec l'annonce de mesures ambitieuses qui doit être présenté le 13 novembre. Le Pacte national pour l'environnement présenté le 4 octobre est ridicule face aux enjeux du changement climatique.
Les Verts se réjouissent du succès de la première journée mondiale de lutte contre le changement climatique, samedi 4 décembre

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