31 janvier 2007
Les Verts aux médias : « Il y en a ras-le-bol »
Par Mathias Reymond
Publié le lundi 29 janvier 2007
Invités occasionnellement dans les grands médias, les porte-parole des Verts ne cessent d’être interrogés... sur leurs rapports avec les autres formations politiques ou les autres candidats, la faiblesse de leurs scores dans les sondages et Nicolas Hulot. Jusqu’à ce que Dominique Voynet dise « stop ».
« Vous êtes une grosse association » (Jean-Michel Apathie)
Alors que la pré campagne officielle vient à peine de démarrer, Noël Mamère est l’invité de Jean-Michel Aphatie dans la matinale de RTL le 5 décembre 2006. L’occasion de connaître le point de vue des Verts sur les questions importantes de l’actualité, l’occasion de parler d’environnement avec un parti concerné, l’occasion de poser des questions à des personnalités politiques que l’on entend peu, l’occasion de redresser la barre et de ne plus attribuer 80% du temps de parole (comme c’était le cas jusqu’à la fin novembre dans les radios) aux deux seuls partis qui comptent : l’UMP et le PS. Mais, comme les « petits » partis n’abordent pas nécessairement les sujets qui passionnent le microcosme des journalistes politiques, les questions vont porter sur le microcosme de... la vie politique. Echantillon des questions posées par Jean-Michel Apathie. Un déluge de fausse impertinence et de vrai mépris :
- Nicolas Hulot intervenait sur RTL, hier matin. Il annonçait que 700.000 Français avaient signé son Pacte écologique. C’est un véritable succès à l’heure où tout ne va pas très bien pour les Verts. Vous êtes jaloux de ce succès de Nicolas Hulot, Noël Mamère ?
- Mais alors, Dominique Voynet est scotché à 2%. Il y en a même qui la mesurent à 1%. C’est-à-dire que ça ne marche pas pour vous. Pourquoi ?
- Mais Nicolas Hulot ?
- S’il franchissait le pas, Nicolas Hulot, s’il était candidat, ce serait une catastrophe pour vous Noël Mamère ?
- Mais alors, pourquoi - encore une fois - vous n’avez pas cette reconnaissance de la part du public ?
- Vous êtes lâchés par tout le monde. Daniel Cohn-Bendit disait, il y a quelques jours : "Le parti Verts, c’est la fin d’un cycle. C’est fini".
- Ce n’est pas pour être désagréable avec vous, Noël Mamère, mais quelques chiffres encore : 700.000 Français qui soutiennent le Pacte écologique, c’est ce que dit Nicolas Hulot. Le Parti Verts, c’est 8.800 adhérents. Et pour le récent congrès (vous l’évoquiez), qui s’est tenu ce week-end à Bordeaux, des Verts, seulement 4.800 ont voté. En fait, vous êtes une grosse association. Vous n’êtes pas un parti politique ?
- Dominique Voynet ira jusqu’au bout ?
- Un mot sur la polémique sur Ségolène Royal... Son voyage ?
Jean-Michel Aphatie ne semble pas disposé à parler des projets des Verts, ni même d’environnement avec une « association » de 8 800 adhérents. Il préfère parler de Nicolas Hulot, des sondages, de Nicolas Hulot, du voyage de Royal en Chine et de Nicolas Hulot. Pour le fond, voyons avec Le Monde.
« Les Verts servent donc encore à quelque chose ? » (Le Monde)
Rarement conviée dans le quotidien vespéral, Dominique Voynet est interrogée le 18 janvier 2007. Bilan : la candidate ecologiste n’a pas pu exposer la moindre bribe de son programme. Voici les 11 questions qui lui ont été posées :
- Votre campagne "patine". Comment l’expliquez-vous ?
- Dans les sondages, vous ne parvenez pas à dépasser les 2 %. Le sens de votre candidature n’est pas perçu ?
- Ce serait donc une question de "timing" ?
- Pourtant Nicolas Hulot parvient, lui, à mobiliser un potentiel électoral.
- Mais il mord considérablement sur votre terrain électoral !
- Les Verts servent donc encore à quelque chose ?
- Quand même, deux de vos proches, Yves Cochet et Jean-Luc Bennahmias, en appellent à votre retrait au profit de Nicolas Hulot.
- Les négociations avec le PS sur les législatives sont au point mort.
- Et si, lundi, Nicolas Hulot se lance malgré tout ?
- Les hausses d’impôts pour les contribuables gagnant plus de 4 000 euros net par mois : vous êtes d’accord ?
- Mais quand M. Cochet et M. Bennahmias font valoir que Hulot c’est 10 % dans les sondages et Voynet 2 %, que répondez-vous ?
La seule question incitant Voynet à évoquer les idées des Verts (« Les hausses d’impôts pour les contribuables gagnant plus de 4 000 euros net par mois : vous êtes d’accord ? ») n’est posée que par rapport au Parti Socialiste, et pourrait se traduire ainsi : « êtes-vous d’accord avec la position du PS sur la fiscalité ? » Aucune question sur les problèmes généraux, aucune question d’écologie.
« On vous laisse le micro ouvert ? » (Nicolas Demorand)
Quelques jours plus tard (23.01.2007)
- Nicolas Demorand : Projet important, on va y venir, mais la manière d’y arriver aussi est essentielle Dominique Voynet ?
- Dominique Voynet : Mais la façon d’y arriver c’est de refuser de répondre à toutes les questions sur la petite vie politicienne.
Mais refuser de répondre à de telles questions, c’est commettre un crime de lèse-majesté ! C’est refuser de répondre à un journaliste qui pose les bonnes questions... puisqu’il est journaliste. La réplique de Nicolas Demorand est sans équivoque : c’est vous ou moi.
- Nicolas Demorand : Donc vous préférez qu’on sorte du studio...
- Dominique Voynet : Non, non...
- Nicolas Demorand (menaçant) :... vous voulez qu’on sorte du studio et qu’on vous laisse le micro ouvert ?
- Dominique Voynet : Je fais une campagne de terrain et sur le terrain les gens ne me posent pas réellement des questions sur ce qui se passe dans le microcosme politique, ils me posent des questions effectivement sur comment on fait pour réduire notre dépendance au pétrole, [...] comment on fait pour construire des maisons à 100 000 euros...
- Nicolas Demorand (la coupant) : Et comment on fait pour imposer ces questions dans le débat politique ?
- Dominique Voynet (tentant de répondre) : Et bien, on parle comme...
- Nicolas Demorand (ne la laissant pas répondre, il parle par-dessus elle) : Est-ce que vous pensez...
- Dominique Voynet : ... comme je viens de le faire....
- Nicolas Demorand (insistant) : Est-ce que vous pensez... (bis)
- Dominique Voynet : ... on refuse de se laisser entraîner...
- Nicolas Demorand (sourd) : Est-ce que vous pensez... (ter)
- Dominique Voynet : ... sur des terrains qui ne sont pas les bons terrains.
- Nicolas Demorand (pas fatigué) : Est-ce que vous pensez... (quater)
- Dominique Voynet (énervée) : Il y en a ras-le-bol des préoccupations du microcosme, moi c’est aux préoccupations des Français que je veux répondre.
Nicolas Demorand, porte-voix du « microcosme » n’a qu’une question en tête ; il n’en démordra pas : « Est-ce que vous pensez que vous avez la force politique pour imposer vos idées ? C’est une question simple, c’est une question noble, c’est une question pour savoir comment vous comptez y arriver. » En dépit de la « noblesse » de la question, Dominique Voynet ne veut pas céder : « Nicolas Demorand, j’ai en tout cas la force nécessaire pour vous dire ce matin, allons pour une fois sur les questions de fond, je vous jure, on n’est pas en sécurité alimentaire à travers la planète [...]... »
S’engouffrant dans la brèche qu’elle est parvenue à ouvrir, la candidate écologiste essaye de développer des idées et exposer les problèmes de l’alimentation. Nicolas Demorand ne lui ayant pas posé de question la coupe très vite : « Je vais aller dans votre sens, Dominique Voynet, je vais aller dans votre sens, les... » Voynet l’interrompt : « ... Mais vous ne voulez pas m’écouter jusqu’au bout, là ? » Et à la limite du mépris, l’animateur enchaîne : « ... les glaciers, je vais vous le dire très franchement, les glaciers fondent, le climat se dérègle, et les intentions de vote... » Passons sur la nouvelle altercation. « Et les intentions de vote pour les verts sont au plus bas. Expliquez-nous ce mystère de la vie politique française. » Voynet refuse clairement de se plier à la question torturante de Demorand : « Ce mystère de la vie politique française, c’est que depuis trois mois c’est la question qu’on me pose alors que moi je vous dis : je n’y réponds plus à cette question. Ça va vous agacer, mais je n’y réponds plus, parce que si... » Inadmissible, ne pas vouloir répondre à une question d’un journaliste ! Demorand la coupe de nouveau : « Mais on aimerait comprendre quand même ! » Le « on » impersonnel dissimule ici ... Nicolas Demorand lui-même et traduit surtout l’envie (débordante) d’un journaliste de comprendre ce qu’il a envie de comprendre. Réponse de Dominique Voynet : « Alors, vous ferez votre travail d’analyste politique à d’autres moments, moi à partir de maintenant je ne réponds plus à cette question, je réponds effectivement sur le fond [...]. Alors je vous dis ce que je veux : je veux effectivement qu’on arrête de faire des conneries. Le mot est fort. [...] »
Ecouter les échanges Voynet/Demorand
Après 3 minutes d’interview (sur 9 en tout et pour tout), Dominique Voynet peut enfin parler de ce qui importe ou devrait importer d’abord : son programme. Ceci n’empêchera pas Demorand de se moquer d’elle avant de poser d’autres questions : « Ai-je le droit de vous poser la question suivante ? »
Que Demorand veuille savoir comment Les Verts vont faire pour diffuser leurs idées, pourquoi pas ? Mais le problème posé est plus sérieux : alors que Les Verts (comme d’autres partis considérés « petits ») disposent de peu d’espace dans les médias, les rares occasions où ils peuvent s’exprimer sont presque entièrement occupées par des questions annexes (alliances stratégiques, rapport avec les autres partis, scores dans les sondages...)
Mathias Reymond
NB. Faut-il le dire ? Alors disons-le : Acrimed ne soutient aucun candidat...
12:30 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : medias, verts, stephane joly
25 janvier 2007
Les prochaines élections législatives
Aujourd’hui, suite à des questions répétées par des internautes et des personnes que j’ai croisés ces dernières semaines, j’ai décidé d’annoncer aujourd’hui ma candidature pour l’élection législative de juin prochain dans la 3ème circonscription de la Marne.
Cette circonscription, dans laquelle je vis, regroupe le nord de Reims (canton 4, 8 et 10), les communes de Saint Brice Courcelles, Bétheny et les cantons de Bourgogne, Beine Nauroy et Suippes.
Aujourd’hui, il n’existe pas d’accord entre les Verts et le parti socialiste donc, à la différence de 2002, je ne représente que les Verts au 1er tour.
Au cours de période préélectorale, j’utiliserai ce blog pour vous informer de mes actions et vous présenter les outils de campagne.
13:05 Publié dans La vie rémoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 janvier 2007
Point de vue sur les agro-carburant : le mirage de "l'or vert"
L’espoir suscité est réel, mais il paraît nécessaire de relativiser ces propos.
Cet avenir est en effet tributaire d’une agriculture durable. À ce sujet, le premier objectif de l’agriculture est alimentaire. Si dans les pays développés nous produisons plus que nous ne consommons, ce n’est pas le cas partout, et certains géants démographiques seront aussi de gros consommateurs de ressources pour nourrir leur population.
Le développement des agro ressources dépend donc de la différence entre la production et la consommation alimentaire. Il dépend aussi du potentiel agricole aujourd’hui et demain, et là, les inquiétudes sont grandes. Une agriculture durable dépend de cinq facteurs essentiels : le sol, le climat, la biodiversité, les semences et les hommes, sans eux, rien n’est envisageable.
Le sol, formé à l’échelle géologique, disparaît à une vitesse aussi rapide qu’il lui a fallu de temps pour s’accumuler. La boulimie d’espace pour les infrastructures est énorme et ce sont les plaines les plus fertiles qui sont les premières concernées. En montagne par exemple, ce sont les vallées qui supportent les servitudes.
En outre, l’élévation prévue du niveau de la mer contribuera à la disparition des terres fertiles et à leur érosion ainsi qu’à des mouvements de population qui grignoteront encore l’espace productif.
Une autre inquiétude est liée à l’érosion consécutive à l’agrandissement de la taille des parcelles et la disparition d’un couvert pérenne qui protège le sol. C’est aussi l’appauvrissement en humus qui déstructure les sols et aggrave les effets hydrauliques et éoliens. Les pays tropicaux sont très concernés, mais la France l’est aussi.
Le climat va changer à court terme, c’est une certitude. Ce sera un réchauffement global qui pourra se traduire par des hivers plus froids et des étés plus chauds qui occasionneront des pertes de rendement. Mais l’agriculture intensive est elle-même grosse consommatrice d’énergie fossile et donc pourvoyeuse de gaz à effet de serre.
Rien qu’en engrais, pour récolter quelques tonnes de blé, betteraves, colza ou maïs, il faut plus de 600 litres de pétrole par hectare et par an. En outre le recours aux pratiques intensives consomme de l’humus plus qu’il n’en produit et contribue encore à l’effet de serre en déstockant du carbone.
La biodiversité se réduit à un rythme encore jamais vu dans l’histoire de notre planète. Même la fameuse disparition des dinosaures s’est déroulée sur une échelle de temps incomparablement plus longue. Or, l’équilibre écologique des agro systèmes est absolument tributaire de la biodiversité et de la capacité des espèces à se réguler et régénérer les cycles de l’eau, de l’air, du carbone, de l’azote.
Sans parler de la pollinisation entomophile et de la prédation des ravageurs. Ce sont 100 000 tonnes de pesticides qui sont déversés tous les ans en France afin de produire plus en influençant les agro systèmes mais aussi en déstabilisant les équilibres biologiques dans une fuite en avant.
Les semences seront génétiquement modifiées, bien sûr. Cela permettra de gagner du temps donc de l’argent. Tel industriel souhaitera une molécule et la plante lui fournira dans les mois qui suivent. Nul problème qui n’ait sa solution dans l’éprouvette. Mais quelle vulnérabilité de confier nos intérêts fondamentaux à un petit groupe de financiers qui acquérront ainsi un pouvoir démesuré !
D’autre part, sans refaire le débat sur les OGM, les systèmes agraires seront bouleversés sans que nous en mesurions les conséquences durables.
Enfin, les hommes, leur technicité, leur répartition sur le territoire, leur nombre seront indispensables pour adapter les systèmes aux changements climatiques mais aussi sociaux qui s’annoncent. Or, à travers le monde, l’exode rural est massif, la perte des savoirs autochtones est immense et c’est la capacité à vivre en harmonie avec les territoires qui disparaît tous les jours avec cette uniformisation que les semences mondialisées contribuent à développer.
À l’analyse brève de ces cinq facteurs, nous devons constater qu’ils se dégradent tous dans des proportions jamais recensées. L’agriculture durable, absolument nécessaire aux agro ressources, aux quatre coins de la planète, est un vœu pieux qui perd du terrain chaque jour.
Ainsi, en France, la réforme de la PAC est elle une occasion manquée pour atteindre cet objectif. Un système universel et très efficace d’agriculture voit sa disparition accélérée par la conditionnalité des aides. Les contraintes imposées aux éleveurs, et tout particulièrement aux plus petits élevages, vont les amener à abandonner cette activité. Pourtant le système polyculture-élevage est efficace et sobre grâce aux synergies que les animaux apportent aux plantes et au sol avec les prairies et les fumiers qui profitent aux plantes dont les sous-produits sont valorisés avec les pailles et les déchets de triage.
La réforme qui impose des investissements et une réglementation contraignante pour les éleveurs va dissuader les plus petits d’entre eux de continuer cette activité. Les systèmes vont se spécialiser encore plus et les problèmes s’accroître. Il faudra encore plus d’investissement et de produits chimiques pour les résoudre et il faudra encore plus de capitaux ce qui contribuera à détruire l’agriculture paysanne et les hommes qui la pratiquent. Cette agriculture sera plus fragile aux fluctuations car moins autonome. Le cercle vicieux va amplifier les effets négatifs.
De même, l’arrivée des carburants verts issus du blé et autres cultures est-elle le choix des agro managers contre l’agriculture paysanne. Il va falloir augmenter les rendements, agrandir les parcelles, restructurer les exploitations, détruire les sols, la biodiversité, les hommes pour vendre des semences, des engrais, des camions et des tracteurs. Car il n’y a pas de plus value dans cette production mais juste un débouché pour un produit déjà beaucoup moins cher au Brésil et qui ne sera jamais compétitif : l’éthanol.
Je n’entends nulle part évoquer des pistes pourtant prometteuses comme l’agroforesterie qui associe culture pérenne et annuelle dont les aménités sont bien meilleures sur les cinq points clé de l’agriculture durable mais dont le gros défaut est une remise en cause du productivisme, et de certains stéréotypes de développement.
Alors, ne nous leurrons pas, les agro ressources sont dénuées d’intérêt si les cinq facteurs fondamentaux sont bafoués. Seule une prise en compte sans concession du sol, du climat, de la biodiversité, des semences et des hommes peut donner son intérêt à l’or vert, et nous n’en prenons pas le chemin.
Auteur : Pascal Dacheux, éleveur-agriculteur bio, Vice-Président Verts de la région Picardie , en charge de l’environnement et de l’agriculture.
05:15 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 janvier 2007
Rencontre franco-allemande „transports Uranium“
(Pfuetzenstr.1, 54290 Trier)
Plusieurs initiatives antinucléaires se consacrent à la lutte contre les transports d’UF6 entre Pierrelatte et Gronau (Westphalie du Nord) depuis environ sept mois en Allemagne, avec le soutien d’initiatives françaises. Gronau est la seule usine d’enrichissement allemande. Toutes les deux - trois semaines, des trains nucléaires en provenance de Pierrelatte assurent l’approvisionnement de l’usine en uranium. Ces transports nucléaires ont pour cette raison une signification stratégique pour les exploitants de l’usine d’enrichissement. Ces transports sont dans le même temps la première étape de la spirale atomique en Allemagne. Les trains empruntent vraisemblablement l’itinéraire Pierrelatte – Perl/Apach (Moselle) en passant par Lyon-Dijon-Nancy-Metz : www.urantransport.de> .
A la mi novembre et en décembre, la coopération au-delà des frontières nous a permis de démasquer des transports d’UF6 et de protester contre celui-ci. Depuis, des initiatives antinucléaires et des personnes individuelles issues d’une vingtaine de villes participent à la campagne contre les transports d’UF6 côté allemand. Il y a eu des actions de protestation en cinq lieux différents, un bon début !
Nous serions très contents de pouvoir renforcer le caractère international de cette campagne pour mieux attirer l’attention de l’opinion publique sur les agissements de l’industrie nucléaire à l’échelle européenne. C’est ainsi que nous travaillons beaucoup avec les initiatives anti-nucléaires russes pour mettre fin aux exportations de déchets d’uranium vers la Russie.
Nous invitons pour une rencontre franco-allemand contre des transports d’uranium à Trèves dimanche le 11 fevrier 2007, afin de mieux nous connaître et de pouvoir mieux nous coordonner.
La réunion est dans le centre pour la paix et l'environnement de la AG Frieden e.V. (www.agf-trier.de) Friedens- und Umweltzentrum, Pfützenstr. 1 in 54290 Trier). Nous voulions intensifier la coopération transfrontalière avec des initiatives françaises pour accroître la résistance le long du trajet en France. C'est pourquoi nous voulions nous consulter concernant la résistance et comment continuer pratiquement.
Svp. inscrivez vous et si vous avez des questions: Wolfgang Porrmann, Tel. 0172-2066019 ou Markus Pflueger mail@markus-pflueger.de
11:55 Publié dans Et le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 janvier 2007
Nanotechnologies : enfin des études de toxicité !
Communique de presse des verts du 10 janvier 2007 La mise en place d'un groupe d'étude concernant la toxicité des nanotubes de carbone est bienvenue, mais bien tardif. En effet, les nanotechnologies sont porteuses de grands espoirs technologiques, mais également de risques majeurs pour la santé et pour l'environnement. Les Verts ont alerté les pouvoirs publics depuis bien longtemps. Ces technologies sont d'ores et déjà utilisées dans des centaines de produits, notamment des cosmétiques ou les équipements sportifs (raquette de tennis), sans que d'éventuels risques pour la santé n'aient été testés. Il faut éviter des catastrophes coûteuses en vie humaine et en argent public. Par exemple, les nanotubes ont un cousinage préoccupant avec l'amiante. Or, il faut tirer les leçons du scandale de l'amiante. Cette leçon est bien d'interroger et de vérifier de manière indépendante et fiable l'innocuité de toute nouvelle technologie ou de tout nouveau matériau. Il est donc nécessaire que chaque nouveau type de nanotechnologie fasse l'objet avant son utilisation d'études de toxicité en toute indépendance.
12:35 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 janvier 2007
Le premier tract de Dominique Voynet
18:40 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Chiffres du chômage = augmentation de la précarité
L’Agence Nationale des Services à la Personne annonce la création de 130 000 emplois dans ce secteur en 2006, contre 65 000 l’année dernière et probablement 150 000 l’année prochaine. 80 % de CDI, mais une moyenne de temps de travail à 15 heures/semaine !
Voilà encore une illustration supplémentaire de la réalité qui se cache derrière les pseudo bons chiffres du chômage en France. En réalité, en refusant d’agir contre le temps partiel subi, le gouvernement crée massivement du salariat pauvre.
Ce gouvernement construit une société à deux vitesses où les riches seront de plus en plus riches pour employer des pauvres de plus en plus pauvres.
Cette France à 2 vitesses est d’ailleurs dessinée, dans la prospective "métiers 2015" du Centre d’Analyse Stratégique (ex-Plan) avec une bipolarisation des qualifications : les métiers de demain seront soit très qualifiés (cadres), soit peu ou très peu qualifiés (aides à domicile, employés de maison, manutentionnaires, aide-soignants, ...)
Les solutions existent pourtant :
Favoriser l’emploi dans des structures collectives permettant aux salariés d’augmenter leur temps de travail et de bénéficier de formations et de garanties collectives : en mettant en place un crédit d’impôt majoré quand le particulier utilise une association prestataire, plutôt qu’une entreprise ou une association mandataire ou le gré à gré.
Démocratiser l’usage des services à la personne par le financement collectif de Cesu pré-financés sur une logique de tiers-payant (le crédit d’impôt qui devrait remplacer la réduction d’impôt en ce début d’année nécessitant toujours une avance de trésorerie de la part de l’usager)
Et surtout, contre le temps partiel subi : la prime salariale sur les premières heures travaillées.
17:45 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




