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28 avril 2007
Mais où sont passés les 5,25% de Noël Mamère
Sur 100 personnes ayant voté Mamère en 2002:
20 % ont voté Voynet
49 % ont voté Royal (le fameux vote utile)
14 % ont voté Bayrou (préfigurant l'alliance PS-UDF-Verts proposée par Cohn-Bendit)
9 % ont voté Bové et 8 % Besancenot (17 % en tout, préfigurant une ouverture à la gauche des Verts, différenciée et complexe).
Voynet, parmi les candidats de gauche, est celle qui a le moins gardé l'électorat de 2002 : Laguiller a gardé 28 % de son électorat de 2002 (29 % pour Royal), Besancenot 34 % (41 % pour Royal) ; Buffet a gardé 67 % de l'électorat de Hue (18 % pour Royal).
17:05 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 avril 2007
Tchernobyl : une année de plus
En ce triste jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été mis en œuvre à cette occasion et par la suite.
En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*)
Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était, importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manœuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ?
M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ?
Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait.
Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M. Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP.
NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl.
(*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP.
(**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées."
(***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl.
(****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables".
"Sortir du nucléaire" Fédération de 772 associations http://www.sortirdunucleaire.org Contact presse : 06 64 100 333 (Stéphane Lhomme)
13:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tchernobyl, sarkozy, sortir du nucléaire
Occupation du chantier EPR
Déclaration de Dominique Voynet
Depuis 6H30 ce matin, les militants de Greenpeace ont arrêté le chantier de construction d'une centrale nucléaire de type EPR, sur le site de Flamanville. Je soutiens pleinement cette action, qui met en lumière la navrante contradiction entre les discours et les faits en matière d'énergie nucléaire. Il y a ceux qui parlent d'écologie, et ceux qui en font. Ceux qui parlent de réduire la dépendance au pétrole et à l'atome, et ceux qui se montrent réellement capables de mettre en place les politiques de réduction des gaspillages et de développement des énergies renouvelables, avec de très nombreux emplois à la clé, comme l'ont fait la quasi-totalité de nos partenaires européens.
Pendant la campagne électorale, on a donc beaucoup parlé de changer les politiques énergétiques… Le gouvernement autorisait pourtant, par décret, à quelques jours du 1er tour, la construction de l'EPR… Le retrait du décret autorisant cette construction est un des enjeux du second tour. Je demande à Ségolène Royal de confirmer qu'élue le 6 mai, elle n'autorisera pas la poursuite des travaux de ce réacteur ruineux, inutile et obsolète. La victoire de la gauche et des écologistes aux élections législatives qui suivront devront permettre d'en finir enfin avec cette logique du secret et de la fuite en avant.
10:35 Publié dans Et le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : epr, voynet, greenpeace
20 avril 2007
L’UDF fait beaucoup pour le réchauffement climatique
Elle indique qu’un local de campagne est cher et inutile, je ne suis pas sûr que la location de grosse voiture ne soit aussi chère et inutile.
De plus, son choix est couteux en production de CO², selon le site officiel du constructeur, le monospace de Laurence Malassagne consomme entre: 6,2 et 9,4 l/100 km et rejette de 164 à 224g/km de CO². Soit en utilisant le calcul d’Action carbone, 839kg de CO² pendant la campagne si elle fait le même nombre de kilomètre que j’ai fait en 2002.
A titre personnel pendant la campagne, je roulerai dans une petite citadine GPL (390kg de CO²).
18:10 Publié dans 3ème circonscription | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Le dernier meeting de Dominique Voynet
Juste avant elle, la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot avait considéré comme "une atteinte forte à la démocratie la manière dont on culpabilise les électeurs sur leurs choix de vote". Dominique Voynet a argué de l'impact qu'aurait un vote très faible des Verts sur la prochaine consultation électorale et sur l'ensemble de la législature. "Vous n'imaginez pas une seconde, quand même, que le PS qui aurait constaté l'extinction de l'écologie dans les urnes à la présidentielle donnerait aux Verts les moyens de peser aux législatives ?", a-t-elle lancé.
"Si les Verts sont laminés à la présidentielle, on aura un groupe parlementaire ? Non !", a-t-elle ajouté, précisant que si les Verts veulent un groupe à l'Assemblée nationale, c'est pour peser sur les questions de fond et "garantir le rapport de force tous les jours". Les négociations Verts-PS en vue des législatives, suspendues depuis plusieurs mois, devraient reprendre entre les deux tours.
Se disant sûre que Ségolène Royal sera au second tour, elle s'est projetée aussi dans la stratégie d'entre deux tours. Certes, le soutien à Ségolène Royal va de soi -"qui peut croire une seconde que les Verts pourraient préférer Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal ?"-, mais il faut encore, a-t-elle estimé, que la candidate socialiste convainque l'ensemble des électeurs des Verts, avec des "contreparties"

12:45 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dominique Voynet, lyon, dj
19 avril 2007
Dominique Voynet vide son sac / Interview dans le dernier Charlie:
Sur le fond, de quoi aimeriez-vous débattre avec Ségolène Royal?
D'abord, Du défi écologique bien sûr ! Imaginer un monde bouleversé parle changement climatique, avec des dizaines de millions de réfugiés du climat, un monde sevré du pétrole, un monde où on consommera de façon moins compulsive et plus responsable, ça mérite un débat, non ?
Ensuite de la place du travail dans la vie. J’en ai marre de l’antienne serinée de 97 à 2001 par les socialistes : « Il n’est pas juste que les revenus de la solidarité soient si proches de ceux du travail… Vous voulez donc dissuader les gens de travailler ? » En réalité, beaucoup n’ont pas le choix. Un travail intense, qui pousse à la dépression ou au suicide ? Ou des temps partiels, dans une grande précarité ? Ou le chômage, et le RMI ?
Enfin, des valeurs de la République. Pour moi c’est pas le drapeau, ou la Marseillaise. C ’est la liberté, l’égalité, la fraternité… Mais où sont la liberté et l'égalité quand vous êtes un jeune noir né dans un quartier de relégation ?? Et aussi la laïcité. Et la non-violence, la solidarité. Qui en parle ? Il faut en finir avec le mythe d’une France grande puissance, avec son passé colonial et sa force de frappe, avec un « modèle social » que le monde nous envierait, et une réputation de « patrie des droits de l’homme » dont il faut bien admettre qu’elle est usurpée ! Qu’il s’agisse de l’état des prisons, ou de la façon dont on se tait face à Poutine.
Vous parlez de la France dans la mondialisation ? Elle est bonne ou mauvaise ?
«C’est la faute à la mondialisation », « c’est la faute à l’Europe ». Ca suffit ! La mondialisation, ça ne peut pas être génial quand on vend des céréales et des avions, et dégueulasse quand on achète des chemises et des lunettes ! C’est plus compliqué, non ? Certains demandent qu’on supprime l’OMC ? Ils préféreraient un accord agricole entre les Etats unis et le Brésil ? Autant annoncer de suite la mort des paysans du Sud ! Il faut plus et mieux de régulation. Nous voulons placer l’OMC sous le contrôle de l’ONU, où chaque pays a une voix.
Et l’Europe dans tout ça ?
Sans revenir en arrière, qui peut se réjouir de la panne européenne? Autant de temps perdu pour protéger les citoyens européens d’une concurrence absurde, au sein de l’Union elle-même, due à l’absence d’harmonisation sociale et fiscale. Affirmer que l’Europe est le Cheval de Troie du libéralisme, c’est renoncer à lui faire jouer un meilleur rôle : de garant de la solidarité en son sein, de promoteur de règles justes avec les autres, notamment au Sud. Ca pose la question des objectifs politiques, et des moyens qu’on déploie. Exemple avec les OGM. Je me suis battue pour un moratoire européen qui a tenu quatre ans. La droite y a mis un terme. Il fallait agir. Les premiers fauchages, d’accord, bravo, c’est courageux. Mais faut-il s’en tenir là, et constater notre impuissance ? Il est urgent de changer de culture politique. Identifier les intérêts en présence, les complicités, les points faibles de l’adversaire. L’affronter sur son terrain, au niveau européen, au niveau scientifique, au niveau juridique… Gilles-Eric Séralini fait ça très bien.
Vous vous inquiétez d’un regain nationaliste ?
Absolument. La situation me semble comparable à celle des années trente. Une crise économique qui dure, et qui mine les solidarités. La peur de l’étranger, des autres, la recherche de bouc-émissaires… Après la guerre, l’Europe pour construire une paix durable. 50 ans plus tard c’est la même situation, tout aussi délétère. Et l’Europe esten panne… J’y vois un signe inquiétant.
Sur la laïcité, la position des Verts n’a pas toujours paru très claire...
Si ! La laïcité permet de vivre ensemble, dans le respect des convictions de chacun, dans la sphère privée. Personnellement je suis athée, et j’ai une vieille tendance à « bouffer du curé », sachant que les conflits dans le monde sont en général liés aux religions, au pétrole, ou aux deux étroitement imbriqués. La foi, voyez-vous, ça me paraît, disons... « suspect ». Aussi, quand certains ont mis en cause le « communautarisme » d’un élu vert de Roubaix, je suis allée voir. Il est musulman, ok, où est le problème ? Et il dit des choses fortes et claires sur la laïcité, et sur les droits des femmes. Si c’est çale communautarisme…
Vous étiez pourtant contre la loi sur le voile.
Elle arrivait dans un mauvais contexte. Elle stigmatisait une population. Et puis les choses ne sont pas toujours simples : je suis hostile à l’idée de réserver des heures de piscine aux femmes pour des motifs religieux, mais en tant que féministe, je sais ce que c’est pour une femme âgée, handicapée, obèse, grosse, amputée d’un sein, que sais-je d’aller à la piscine, exposée aux blagues ou au regard des bandes d’ados. Je vais plus loin : je m’interroge sur la mixité de certaines activités scolaires. C’est violent pour un jeune ado de demander si la taille de son sexe est normale devant des filles qui gloussent, non ? En petits groupes, constitués librement, certains choisiront la mixité, d’autres pas.
Et aujourd’hui, seriez vous encore contre la loi sur le voile ?
Je suis soulagée que la loi soit là.
Revenons à la « culture politique » des Verts. Pourquoi ce choix d’associer systématique l’écologie à la politique ou au social ?
Ah, ces reproches ! Vous insistez sur l’environnement ? Vous êtes suspects de ne pas être conscients des réalités sociales ! Vous portez un projet global ? C’est sans doute que vous abandonnez votre « métier de base ». Vous devez montrer patte verte... Comment nier l’impact social du bouleversement climatique ? Regardez Katrina : ce sont les pauvres qui sont restés dans la nasse. Comment parler du sevrage pétrolier sans en voir les conséquences sociales ? Qui peut croire que la solution c’est de développer les agrocarburants ? Le gouvernement s’est juste assuré le calme dans le monde rural le temps de l’élection…
N’avez-vous pas l’impression qu’il y a eu une captation d’héritage de la part de Nicolas Hulot ? Et qu’il a réussi à rendre l’écologie crédible ?
Bravo Charlie ! 35 minutes avant la question fatale sur Hulot. Hulot a repris certaines idées des Verts, oui. Pas les plus radicales. Quand à l’écologie crédible, elle ne se fait pas dans un « pacte » trop général, mais sur le terrain : à Grenoble, les Verts ont fait battre Carignon et sont les parents du tramway, des énergies douces et des centres de santé.
Comment se fait-il, sauf à s’appeler Bové, qu’on ne puisse construire sa « maison écolo » en France, contrairement à ce qui se passe en Allemagne ?
Bon exemple du fait qu’il ne suffit pas de dire « y’a qu’à » à la tribune d’un meeting. La France est en retard sur tout. Il nous manque les professionnels du bâtiment, les chauffagistes, les architectes, une véritable filière industrielle, avec les bons matériaux, bois, chanvre... Il nous manque les outils bancaires et fiscaux. Le surcoût est dérisoire, 5 à 10%... Et s’amortit vite.
Mais pourquoi ce retard français, si le surcoût est aussi faible ?
Demandez à Bouygues, à EDF, à Véolia. Leurs cadres sont formés dans les mêmes écoles que les directeurs des grandes administrations. Ca crée des liens. Demandez à certains élus de gauche. Aux élus du syndicat deseaux d’Ile de France par exemple. Toutes étiquettes confondues, du maire UDF d’Issy les Moulineaux au maire communiste de Montreuil… Ils n’ont pas l’intention de revenir à la gestion directe de l’eau… Leurs « voyages d’étude », au Vietnam et ailleurs, font la part belle aux préoccupations des entreprises…
Vous êtes un parti de gouvernement, et vous critiquez les postures gauchistes, soit. Seriez-vous favorable à une UMP de gauche ?
Avec un parti dominant qui fait taire les autres, comme à l’UMP ? Non. J’ai pratiqué les socialistes au gouvernement. J’ai connu ces réunions où l’on est seule, face à trente ministres socialistes convaincus que vos sujets sont subalternes, puisque vous êtes plus petit ! Fini. Ou les Verts ont un groupe à l’Assemblée, ou rien.Dans votre scénario « pré-écrit », François Bayrou n’a pas de rôle ? Le clivage droite – gauche continue à avoir un sens pour moi !
Et s’il vous proposez d’être ministre ?
Même à Charlie on pose ce genre de question ?
Posons la autrement : si DSK était premier ministre de Bayrou ?
Dominique n’a pas que des qualités ! Mais ça a été facile de travailler avec lui. Car il ne commence pas toutes ses phrases par « ça va pas être possible » ! Un problème à résoudre ? Il cherche sans œillères. Il vaut mieux sortir du nucléaire avec un pro-nucléaire comme lui que se contenter d’en parler avec un idéologue sectaire qui n’aurait pas le savoir-faire pour diversifier, reconvertir, et rassurer les salariés.
En conclusion, pourquoi le vote Voynet est important ?
Personne ne fera d’écologie si les Verts sont laminés. Avec 1 ou 2%, vous aurez les punitions, vous aurez l’EPR, l’OGM en plein champ, la remise en cause des 35 heures, le refus d’une politique énergétique alternative, on ne reviendra pas sur les baisses d’impôt, et ce, quel que soit le ou la présidente. A 3 %, on commence à discuter. Au-delà , le rapport de forces existe, et on peut espérer faire autrement.
PROPOS RECUEILLIS PAR ONCLE BERNARD, ANNE SOPHIE MERCIER ET RISS
18:15 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Dominique voynet, charlie hebdo
5 minutes essentielles avant d'aller voter dimanche
15:12 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mp3, dominique voynet
18 avril 2007
J’ai failli jeter ma télé par la fenêtre
Le présentateur a commencé à parler de la campagne par ces mots : « les principaux candidats étaient ce soir en meeting » et d’enchainer par les dates et lieux du candidat de l’extrême droite puis de la droite extrême ensuite du centre droit pour finir par la candidate du PS. Les huit autres ne sont pas principaux pour le journaliste de France 3…sans commentaire.
France 3 participe à sa façon à la bipolarisation de la politique française. Pour faire mentir France Télévision, dimanche, votons Dominique Voynet.
Promis, ce soir après ma distribution dans le quartier Jardelle, je me regarde un ou deux épisodes de la dernière saison des Sopranos (c’est mieux que le Soir 3).
18:50 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Francis veut mourir, Stéphane Joly
Interview de Dominique Voynet
Si vous êtes élue, quelles seront vos premières mesures ?
D’abord, suspendre les décisions irresponsables et inutiles, comme l’autorisation de construction du réacteur EPR, les semis d’OGM, les constructions d'autoroutes ou d'incinérateurs. Etendre les 35 heures à toutes les entreprises, et revenir sur les baisses d’impôts qui, depuis 2000, n’ont bénéficié qu’aux contribuables les plus aisés.
Avec quelle équipe ?
C’est une question surréaliste, parce que je ne pense pas que je serai la prochaine présidente de la République. Je veux peser sur les choix qui seront faits par une majorité qui associerait toutes les couleurs et toutes les tendances de la gauche.
Quelles seront vos grandes réformes structurelles ?
J’ai quatre priorités. La première, c’est de répondre au défi écologique et personne n'en parle, personne d’autre ne le fera. Nous devons nous préparer à vivre dans un monde dans lequel le climat aura changé de façon radicale, avec l’obligation de repenser toutes les activités humaines, qu'il s'agisse de se loger, de se nourrir, de se déplacer… On aura demain à Paris la même température qu’à Grenade aujourd'hui : on ne pourra plus construire des immeubles en verre, et en béton, mal isolés… au mépris des normes bioclimatiques. Il faut aussi réduire notre dépendance au pétrole, qui vaudra peut-être aussi cher que le champagne, et le réserver à des usages nobles. La deuxième priorité, c’est de relancer l’Union européenne pour qu’elle puisse jouer son rôle dans la maîtrise de la mondialisation. La troisième concerne les questions sociales. Il y a trop de travailleurs pauvres, et trop de précarité : je veux pénaliser les entreprises qui imposent des temps partiels non choisis, revaloriser les minimas sociaux, et développer l’économie solidaire. Dernier chantier : la démocratie. Je suis pour une VIème République… avec du contenu ! Il faut redonner tout son rôle au Parlement en interdisant le cumul des mandats, en mettant en place la proportionnelle, en remplaçant le Sénat par une chambre des régions et en rendant inéligibles les élus condamnés pour fraude ou corruption.
Que représente concrètement le service public de la petite enfance ?
La situation actuelle est injuste, avec d’un côté des personnes qui peuvent employer quelqu’un pour garder leur enfant à domicile et le déduire de leurs impôts, et de l’autre des dizaines de milliers de femmes qui hésitent à reprendre un emploi et qui se débrouillent. Avec le service public de la petite enfance, les conseils généraux et les communes organisent un bouquet de mode de garde, des crèches, des jardins d’enfants, des crèches parentales... accessibles à tous.
Ça veut dire quoi être Verts aujourd’hui alors que tous les grands partis ont signé le pacte écologique Nicolas Hulot ?
Certains de ceux qui ont signé le pacte seraient bien incapables de dire aujourd'hui ce qu'il y avait dedans ! Il y a une pudeur, même chez les écologistes, à parler de la nature. Et du besoin que nous avons de retrouver ce lien plus vrai avec la nature. Comme s’il était plus facile de parler de l’impact de la pollution sur la santé ou des emplois de l’environnement. L'écologie invente les gestes et les outils qui nous permettront de vivre en paix sur une planète qui nourrisse ses habitants, et qui reste vivable pour ceux qui viendront après nous. Avec, toujours, le souci de prévenir, d'agir en amont sur les conditions de vie plutôt que de se contenter de réparer les dégâts.
On n'a jamais autant parlé d’environnement et les Verts ne décollent pas dans les sondages. Comme l’expliquez-vous ?
D’abord, par la tentation du vote utile. Les gens me disent que je fais une bonne campagne et qu’ils reviendront vers les Verts pour les législatives, mais ils ont peur. Moi, je leur demande si, au premier tour, c’est vraiment utile de voter pour une candidate qui ne prendrait pas en compte le nouvel état du monde et le défi écologique. Ensuite, par le fait que beaucoup de gens, qui savent qu'il va falloir tout changer, ou presque, sont un peu inquiets. C'est un choix de civilisation qu'il nous faut engager.
L’irruption dans la campagne de Hulot a-t-elle été bénéfique ?
Pour l’écologie, je ne sais pas. Quant aux Verts, ils ont été sévèrement bousculés. Et conduits à se remettre en cause. Nous n'avons pas été seulement des lanceurs d'alerte, nous proposons des solutions. Pour moi, les choses sont simples. Si je fais 1%, on aura l’EPR, les OGM, des autoroutes, des incinérateurs. Si je fais 3 à 4%, on pourra discuter. Si je fais mieux, on pourra réorienter au fond un certain nombre de politiques, y compris sur des sujets difficiles comme la dissuasion nucléaire. On ne fera pas d’écologie sans les écologistes. La preuve ? Dans les professions de foi des candidats, il n’y a rien sur l’environnement.
Que faudrait-il pour que vous rejoigniez Royal au second tour ?
Il y a deux choses différentes. La mobilisation pour éviter l’élection d’un candidat brutal et injuste, je pense à Nicolas Sarkozy. Les Verts sont clairs sur cette question ; je note que ce n’est pas toujours le cas à la gauche de la gauche. Et puis il y a la question de la participation à une majorité gouvernementale. Cela suppose d’être d’accord sur des priorités à conduire ensemble. Nous ne serons pas dans une majorité où Ségolène Royal promettrait à la fois plus de nucléaire à Chevènement et moins de nucléaire aux Verts. Il faudra un positionnement clair.
15:31 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dominique Voynet, 20 minutes
16 avril 2007
Les 10 raisons de voter Dominique Voyent
09:32 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tract, les verts, dominique voynet








