27 juillet 2007

Vente de nucléaire à la Lybie : cynisme humanitaire

7eef956a9d021789e8969ab1b421bb52.jpgCommuniqué de presse du 26 juillet 2007

Les marchés envisagés avec la Lybie hier dévoilent les véritables intentions du Président de la République. Les raisons humanitaires ou les droits de l'Homme ont bon dos.

Les réseaux de ceux qui veulent vendre du nucléaire français partout dans le monde, à n'importe quel régime, et à n'importe quel prix ont agi avec un cynisme sans limite. La précipitation avec laquelle les choses se sont conclues démontrent bien que cette "affaire" politico-commerciale a été envisagée, voire négociée, bien avant la libération des infirmières.

Et comme d'habitude, on va nous expliquer qu'il n'y aucun risque de passage du nucléaire civil vers le nucléaire militaire. En ce sens, la France joue avec le feu en se faisant, dans le monde, l'agent commercial sans scrupule du nucléaire. La Libye a beau être ré-integrée dans le "concert des nations", elle n'en reste pas moins un régime non démocratique.

Les Verts

23 juillet 2007

Vacances, j’oublié tout, y’a rien à faire du tout !

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Mon blog comme moi est en congés, jusqu'au 15 août prochain.

 

Vous n'y trouverez pas beaucoup de nouvelles notes.

 

Bonnes vacances à tous pour ceux qui ont la chance d’en avoir

 

PS : je vous laisse retrouver l’auteur et l’interprète de la chanson dont est extrait le titre de cette note.

 

18 juillet 2007

Un Vert à l'Assemblée : les débuts de François de Rugy comme député

33b976e27dc45af2329362d2798ad911.jpg« On devient député progressivement ! » François de Rugy (33 ans), adjoint au maire de Nantes, a été élu député de Loire-Atlantique le 17 juin. Et dans le quartette des parlementaires Verts, il est le seul novice. Son aventure nationale a commencé le dimanche soir, lorsque le préfet lui a fait parvenir un pli pour le féliciter et lui dire qu’il était attendu au Palais-Bourbon le mardi suivant.

Deux jours plus tard, c’est sans excitation particulière que François de Rugy a franchi les portes du Palais-Bourbon pour aller remplir les formalités administratives. Et pour cause, l’Assemblée n’est pas une découverte pour ce proche de Dominique Voynet. « J’ai été assistant du groupe parlementaire Radical Citoyen et Vert en 1997 », explique-t-il. Sa jeunesse et l’absence de cravate lui valent un passage sous le portique de sécurité comme un visiteur classique. « En riant j’ai demandé à l’huissier s’il craignait les députés-terroristes, s’amuse-t-il. Aussi quand je me suis présenté à l’accueil des députés, est-il venu me présenter ses excuses. »

Le mardi suivant, les choses sérieuses débutent : figurant parmi les plus jeunes députés de la treizième législature, François de Rugy fait partie des six « secrétaires d’âge » du doyen. C’est donc sous les roulements de tambours de la Garde républicaine qu’il fait son entrée dans l’hémicycle derrière le doyen de l’Assemblée, qui préside la séance inaugurale. Pas de quoi impressionner le jeune élu : «  De voir tous ces députés que je ne connaissais pas du tout, cela décomplexe, explique-t-il. Il n’y a plus beaucoup de ténors à l’Assemblée ! »

Sa première journée a commencé sur les chapeaux de roue : de bon matin, François de Rugy se coltine une négociation serrée pour la constitution d’un groupe commun avec le Parti communiste. « Le groupe de la Gauche démocrate et républicaine a été déposé un quart d’heure avant la fermeture des inscriptions », souligne ce trentenaire, qui a par ailleurs choisi de rejoindre la Commission des finances. « Il n’y avait pas de Vert dans cette commission, et mes camarades souhaitaient rester dans celles où ils se trouvaient au cours du mandat précédent. J’ai trouvé qu’il était important qu’il y ait un Vert dans ce lieu stratégique. »

Mais le jeudi matin, c’est de justesse que le nouveau député se présente à la première réunion de sa commission. « Comme je n’avais pas de bureau à l’Assemblée, mon courrier partait à ma permanence en Loire-Atlantique avant de m’être communiqué », s’amuse le jeune homme. Mais François de Rugy n’est pas homme à s’émouvoir de si peu : dès la première discussion concernant le projet de loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat, il dépose un amendement sur la déduction d’emprunts immobiliers souscrits pour le financement d’une résidence principale, et le défend devant ses pairs. « J’avais peur de me faire chahuter parce que j’étais un bleu, mais cela n’a pas été le cas, note-t-il. Seule anicroche : le rapporteur a conclu mon propos en soupirant : Nous n’allons pas verdir ce projet de loi ! ».

Contrairement à certains de ses collègues élus pour la première fois à l’Assemblée nationale, François de Rugy n’a pas dû mener une guerre pour obtenir son bureau. Comme une bonne fée penchée sur son berceau de néophyte, Yves Cochet a veillé à ce que son jeune confrère puisse se mettre au travail rapidement et dans de bonnes conditions. « Il m’a prêté son bureau, le temps que j’investisse celui qu’il avait repéré pour moi, et que j’ai réussi à intégrer le jeudi suivant. Cela a été un luxe, car il est vrai que l’installation de cette mandature est légèrement chaotique », explique-t-il. Désormais bien installé dans un bureau flambant neuf, le député a commencé à répondre à son courrier de… député : « Vous n’imaginez pas le nombre de lettres que je reçois, je n’avais pas imaginé cela. Mais c’est aussi ainsi que l’on se sent devenir député ! »

Valérie Peiffer - © Le Point.fr

Plus d’infos sur le blog ou Libération laisse la parole à trois nouveaux député : cliquez ici

17 juillet 2007

Lutter contre la haine homophobe en Europe : une urgence

3586a2d79c5ed85e6230a8d66b87a881.jpgLe 7 juillet, la Gay Pride de Budapest a été attaquée par des nationalistes, des skins essentiellement, mais aussi des citoyen-nes venu-es proférer invectives et injures, arborant saluts nazis et drapeaux nationalistes, projetant des crachats, des œufs, des pierres, des bouteilles et des fumigènes sur les marcheurs. Pierre Serne , coresponsable de la commission LGBT (lesbienne gay bi trans) des Verts, était notamment présent. La police a été rapidement dépassée et plusieurs participants à la Gay Pride ont été blessés.

La Gay Pride de Zagreb a été, elle aussi, l’objet d’attaques de l’extrême droite. On se souvient qu’à Varsovie les jumeaux d’extrême droite au pouvoir ont dû céder sous la pression internationale, après avoir interdit le défilé l’année précédente. A Moscou, l’interdiction – et les violences - demeurent la règle.  

Les Verts s’indignent de cette haine homophobe. Si partout dans l’Europe politique, l’homosexualité a été dépénalisée, des citoyens désirant exprimer pacifiquement leurs revendications LGBT mettent encore trop souvent leur santé, voire leur vie, en danger. Les Verts exigent que la règle soit la même à Paris, Londres, Berlin,Varsovie, Zagreb ou Moscou. Ils estiment que les avantages financiers et commerciaux de l’Europe ne peuvent être accordés sans une garantie de l’exercice des libertés fondamentales, et notamment de la liberté d’expression.

16 juillet 2007

François Legrand en prison

Cliquez sur l'image pour lire l'article

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12 juillet 2007

TRANS' MUTANCE et actions non violentes cet été à BURE

Venez lutter à nos côtés fin août contre les sombres projets de l'ANDRA :

Les 20 et 21 août :

Inscrivez-vous à une formation aux actions non-violentes en compagnie de Xavier Renou (administrateur du Réseau). Cette formation aura lieu à la maison de la résistance de Bure Zone Libre ; l'hébergement est possible en dortoir ou sous tente. S'inscrire au 03 29 45 41 77 ou sur burezonelibre@free.fr

Chantiers, actions, informations : la maison de BZL vous attend tout au long de l'été.

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Du 22 au 25 août : Participez à quatre journées d'actions non-violentes autour de Bure.

Le dimanche 26 août : Les collectifs Bure Stop organisent la « TRANS MUTANCE », marche d'une journée vers Bure qui sera suivie d'une soirée festive. (renseignements au 03 25 04 91 41 ou permanent@burestop.org)

Contacts :

- Bure Zone Libre

2 rue de l'église - 55 290 BURE  / http://burezonelibre.free.fr

- Bure Stop

Chemin de Guédonval  - 55000 BAR LE DUC / http://www.burestop.org

10 juillet 2007

De la bonne électricité ?

Fin juin, Greenpeace a publié Écolo Watt, un palmarès des fournisseurs d'électricité classés en fonction de leur offre et de leur politique en matière d'environnement.

Lire le rapport

« L'objectif d'Écolo Watt est double : éclairer le choix des consommateurs qui souhaiteraient opter pour une électricité respectueuse de l'environnement, et mettre en valeur les opérateurs qui adoptent une démarche résolument écologique, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Énergie à Greenpeace France. Le classement risque d'évoluer dans les mois qui viennent et nous en publierons dès la rentrée une version actualisée. »

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Les résultats

Avec une note globale de 17/20, c'est Enercoop qui prend de très loin la tête du comparatif Écolo Watt. À part GEG Sources d'énergies, qui atteint un niveau moyen (10,9/20), tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, 7,3/20 ; Electrabel, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophiques (EDF, 4,9/20 ; Direct Énergie, 4,5/20). « À part Enercoop, qui s'approvisionne directement et à 100 % auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, la plupart de ces entreprises sont pénalisées car elles se contentent de revendre l'électricité achetée à EDF et principalement produite à partir du nucléaire, explique Frédéric Marillier. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement ! »

La méthode

Pour réaliser le comparatif Écolo Watt, Greenpeace a évalué non pas les diverses offres une à une, mais les opérateurs eux-mêmes. C'est en effet au niveau global de l'activité et de la politique des fournisseurs qu'il est pertinent d'évaluer les impacts sur l'environnement et les bonnes pratiques. Un questionnaire a été envoyé à chaque entreprise (producteurs et/ou négociant) susceptible d'offrir ses services aux particuliers à compter du 1er juillet 2007 (Direct Énergie, EDF, Electrabel, Enercoop, Gaz de France, GEG Sources d'énergies, Poweo * ). L'évaluation procède selon trois critères principaux :

  • la composition du mix énergétique (répartition par type de sources d'énergie) ;
  • la politique énergétique (investissements ou non dans les renouvelables) ;
  • les services et la politique commerciale (audit, suivi de la consommation, système tarifaire incitant à maîtriser sa consommation...).

Au final, en fonction des points acquis pour chaque critère et d'un système de pondération, une note globale sur 20 est attribuée à chaque fournisseur.

Écolo Watt, pour éviter le piège des « offres vertes »

L'énergie « verte » désigne l'électricité issue de sources renouvelables (éolien, géothermie, solaire, biomasse). Avec l'ouverture du marché, les nouveaux fournisseurs vont tout tenter pour séduire les consommateurs : jouer sur les prix, bien sûr, mais aussi rivaliser d'offres dites « vertes ». Or toutes ces offres ne se valent pas. La plupart d'entre elles constituent une bonne affaire pour les fournisseurs d'électricité bien plus que pour l'environnement. « À l'heure où l'écologie est aussi devenue un argument marketing, il est nécessaire de distinguer ceux qui se contentent de montrer patte verte à peu de frais de ceux qui adoptent une démarche écologique sérieuse », affirme Frédéric Marillier.

Répondre à l'urgence écologique passe par deux grandes priorités : il nous faut être à la fois plus sobre et efficace dans notre utilisation de l'énergie et, en même temps, développer les renouvelables. Chacun peut agir de son côté. Opter pour un fournisseur bien noté par Écolo Watt, c'est faire la révolution énergétique à la maison !

Consultez le rapport

* Un huitième fournisseur, Alterna, s'est ajouté à cette liste, mais trop tardivement pour être pris en compte dans le classement Écolo Watt.

Cette facétie d'Alain lipietz est excellente.

025dc683eecfcd064717ad77e54040c1.jpgGrenelle de l’environnement : les pieds-nickelés du houèbe.

Eh non ! en cliquant sur http://legrenelleenvironnement.fr, vous n’êtes pas tombés sur le site du « Grenelle de l’environnement » annoncé à grandes trompes par le Président Nicolas Sarkozy et son ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean-Louis Borloo, lors de la conférence de presse du 6 juillet, mais sur le blog et le site du député européen Vert, Alain Lipietz.

Le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables a publié une présentation de la stratégie, qui mène à un dossier de presse, à partir duquel on arrive enfin au contenu même du dossier de presse.

Dans ce dossier(pdf, 250 ko) du 6 juillet est annoncée, entre autres, la création du site web du Grenelle de l’environnement.

Vous avez fait ce clic vendredi ou samedi ? Rien. Le site n’existait pas. Son nom de domaine n’était même pas acheté. La fée Perline, ma webmaitresse - tout à fait disposée à travailler pour le Grenelle de l’environnement - s’est empressée de me l’acheter et de l’activer. Et vous voilà chez moi. Bienvenue !

Remarquez, vous n’avez pas perdu votre temps. Depuis 1984 les Verts représentent en Francecomme en Europel’expression politique de l’écologie, et en tant que chercheurpuis député européenj’y travaille depuis pas mal de temps.

N’empêche que c’est une diable de bonne idée, pour un homme qui fustigea durant toute sa campagne les « séquelles de mai 68 », de commencer son septennat par un somptueux hommage à la Conférence de Grenelle qui a clos le chapitre social de cet immense et salutaire soubresaut de la société française que fut mai 68.

Un accord quadripartite associations-patronat-collectivités locales-gouvernement pour des engagements fermes en faveur de l’environnement ? Pour, mille fois pour !!

Je suis disposé à revendre ce nom de domaine à Monsieur Borloo, pour la somme de 20015 euros : 15 euros qu’il m’a coûté et 20000 à partager entre quelques organisations méritantes et nécessiteuses, telles que France Nature Environnement, Sortir du nucléaire, Crii-rad, Acro, Kokopelli, Cniid, etc.

Hélas, il semble que le super ministère, s’apercevant que la place était prise, ait préféré couper l’accés à son houèbe pendant toute la fin de soirée du 7 juillet et modifier légèrement le nom de son site…

À cliquer : Le lien donné par le gouvernement pour le "Grenelle" de l’environnement

 

03 juillet 2007

Les Verts sont-ils encore utiles ?

3f2c79c67cad06c28b00a34cda00fefc.jpgAlors que le cuisant échec des Verts à la présidentielle les ramène trente ans en arrière, la quasi totalité de la classe politique s’affiche désormais comme conquise par la cause environnementale. Ce récent consensus ira-t-il jusqu’à rendre caduc le discours des verts ? A travers la parole de divers acteurs des politiques régionales vertes et une interview d’Erwann Lecoeur qui explique que les Verts doivent reposer les enjeux de la crise écologique, l’article d’Aline Chambras se clôt sur le slogan de D. Voynet durant la campagne : il n’y aura pas d’écologie sans écologistes et indique que celui-ci garde une certaine réalité. Lire l’article en cliquant ici.

 

Revue Territoires, no.479, juin 2007

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