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31 août 2007
Abeilles : une espèce en voie de disparition ?
Communiqué des Verts le 31 août 2007
L'actuel regain d'inquiétude des milieux scientifiques et de l'apiculture quant à l'effondrement de la population des abeilles (plusieurs milliards de morts d'abeilles ces derniers mois) doit être pris très au sérieux par le gouvernement, les instances européennes et internationales.

Nul besoin de rappeler le rôle essentiel des abeilles dans la pollenisation indispensable à la vie végétale.
Il est urgent que le Grenelle de l'environnement se saisisse de ce sujet. Au vu des implications sanitaires de cet insecticide, il est en effet impératif que le gouvernement prenne la décision de réduire l'usage des insecticides et notamment ceux qui ont une responsabilité sur la mortalité des abeilles : les insecticides systémiques.
Plus généralement, les Verts rappellent que la France est le leader européen en matière d'utilisation de pesticides. Ils rappellent en outre à quel point les pesticides sont dangereux pour la santé - cf. rapport de l'OMS publié l'hiver dernier - et prônent leur interdiction progressive.
Cette question dépassant évidemment les frontières de notre pays (en Allemagne le quart des colonies a été décimé selon l’Association nationale des apiculteurs), c'est au niveau européen que de telles mesures doivent être généralisées. La présidence française de l'Union européenne en 2008 est dès lors une occasion à ne pas rater.
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16 août 2007
2000 jours sans elle
15:40 Publié dans Et le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 août 2007
Mort de l’ourse Franzka
Communiqué de presse du jeudi 9 août 2007 Avec la mort, ce matin, de Franzka, il ne reste que 2 ourses sur les 4 femelles réintroduites : moins que le seuil nécessaire pour éviter la disparition de l’ours dans les Pyrénées..
Plusieurs centaines au début du siècle dernier... une quinzaine aujourd’hui... quel échec ! Quelles que soient les raisons de cette mort, la France est décidément en bien mauvais classement dans la liste des pays préservant le mieux ses espèces en voie de disparition.
La population d’ours des Pyrénées est plus que jamais en danger.
Evidemment, on devine la joie de tous les opposants qui continuent de voir dans l’ours la raison de tous leurs problèmes. Or, pour n’être responsable que de 1% des causes de décès dans les troupeaux, l’ours n’est qu’un bouc-émissaire des problèmes de la vie en montagne. Mais il est plus facile de mettre en cause l’ours ... on évitera ainsi d’aborder les vraies questions. Eleveurs et élus locaux mobilisés contre l’ours se trompent lourdement et portent une grave responsabilité vis à vis des générations futures qui, si rien n’est fait pour enrayer le déclin de l’ours, pourront regretter amèrement ces attitudes dignes du moyen-âge.
Franska a peut-être été heurtée par une voiture. On peut raisonnablement penser que les effarouchements successsifs et incontrôlables l’ont poussée à descendre si bas dans des lieux non faits pour elle. Mais si ce sont des accidents qui arrivent également dans d’autres pays de présence de l’ours (Italie), la conséquence est évidemment bien plus lourde sur de maigres effectifs que sur des populations plus importantes en nombre.
Pour la sauvegarde de cette maigre population, le remplacement des deux ourses disparues par de nouvelles ré-introductions seront nécessaires. C’est une question raisonnable à dépassionner d’urgence. C’est le rôle du gouvernement et des élus locaux de sauver les ours et le pastoralisme. Sans quoi, les 2 risquent de s’éteindre en même temps.
22:09 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ours
02 août 2007
Non à la remise en cause du droit de grève!

S’attaquer au droit de grève dans les transports, sous couvert de garantir à l’usager un « service minimum », est hypocrite et populiste.
La qualité des services publics de transport et des difficultés des usagers est évidemment une priorité. Mais que d’hypocrisie, de la part de ce gouvernement, à se poser en défenseur des usagers, alors même que toute la politique poursuivie depuis des années est une politique de régression du service public, dans les transports comme ailleurs : suppression des subventions de l’Etat aux transports collectifs de province, réduction massive des crédits dévolus aux transports en commun dans le contrat de projet Etat-régions, entretien et maintenance insuffisants des infrastructures ferroviaires, menaces sur certaines grandes lignes de transport de voyageurs (supression des corails sur les lignes TGV du grand est), fermeture des petites gares, privatisations.
Les Verts ne veulent pas de « service minimum », ils veulent des services publics de qualité, répondant aux besoins des usagers. Ce n’est pas en opposant usagers et salariés du secteur qu’on y parviendra, mais en y consacrant les moyens nécessaires et par la démocratisation des décisions dans les services publics renforçant la place des usagers et des salariés, à tous les niveaux où les politiques s’élaborent, depuis la définition de la politique des entreprises publiques jusqu’aux modalités et au suivi de sa mise en œuvre. C’est de cela qu’il faut débattre, plutôt que de désigner un bouc émissaire face aux difficultés des usagers.
Il est en revanche nécessaire d’améliorer, dans le cadre légal actuel, le dialogue social dans les entreprises, le préavis de cinq jours étant rarement mis à profit pour engager de véritables négociations, en donnant à chaque partie la possibilité de susciter des négociations, ainsi que les moyens de la préparer et d’en faire connaître les avancées et les blocages. Cela suppose également que seuls les accords signés par une ou des organisations syndicales représentant la majorité des salariés concernés par l’accord puissent être validés. Oui aussi à la bonne information des usagers en cas de dysfonctionnement, dont il faut rappeler qu’ils ont pour cause principale des problèmes techniques, l’insuffisance des moyens humains et matériels.
Le projet du gouvernement n’a pas pour objectif le dialogue social ni l’amélioration du service public. Il s’agit en fait pour lui d’avoir les mains libres en diminuant la capacité de résistance des salariés, face aux réformes à venir. Déjà, le premier ministre annonce que le prochain tour sera pour les enseignants.
10:38 Publié dans Ecologie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






